Faits divers – Justice

Bourges : une jeune fille invente une fausse séquestration pour camoufler son week-end amoureux

Par Carl Dechâtre, France Bleu Berry et France Bleu jeudi 12 octobre 2017 à 11:40

Les policiers de Bourges rappellent qu'une dénonciation mensongère est un délit passible de 6 mois de prison
Les policiers de Bourges rappellent qu'une dénonciation mensongère est un délit passible de 6 mois de prison © Maxppp - Luc Nobout

Une berruyère de 18 ans a mis sa famille et la police en émoi les 6 et 7 octobre. Pour tenter de camoufler une escapade avec son amoureux, la lycéenne a inventé une histoire d'enlèvement et de séquestration. La police de Bourges rappelle qu'une fausse dénonciation est un délit passible de prison.

Pour éviter la colère de ses parents, une adolescente de Bourges a tenté de couvrir un séjour chez son petit ami en affirmant avoir été enlevée et séquestrée ! L'affaire est allée très loin, trop loin d'ailleurs pour la police de Bourges qui rappelle qu'une dénonciation mensongère est un délit passible de 6 mois de prison. La colère des autorités se comprend lorsqu'on sait que plusieurs policiers ont été mobilisés ce week-end au détriment de leur travail habituel sur une fausse affaire d'enlèvement et séquestration.

Appel au secours par SMS

Tout commence le vendredi 6 octobre. Une jeune berruyère de 18 ans ne rentre pas de son lycée. Ses parents signalent son absence à la police. Au départ, les pistes d'une fugue ou d'une escapade amoureuse sont privilégiées. Mais le lendemain, samedi 7 octobre, au matin les choses se corsent. Une cousine de la jeune fille reçoit un appel au secours par SMS. L'adolescente affirme avoir été enlevée et se trouver séquestrée en région parisienne aux environs de Gonesse. Aussitôt la police est prévenue, et des moyens enclenchés. deux officiers lancent notamment des réquisitions sur le compte bancaire de la jeune femme ainsi que sur des lignes téléphoniques. Des enquêtes de proximité sont également lancées.

Une escapade amoureuse

La jeune fille réapparaît finalement en début de soirée vers 17h30 ce samedi. Elle est indemne et maintient sa version lors d'une première audition. L'enquête continue donc, des examens médicaux des prélèvements sanguins sont alors pratiqués sur elle le dimanche 8 octobre même si les enquêteurs ont déjà des doutes sur la véracité des faits. Finalement après une seconde audition mardi soir, la lycéenne reconnaît avoir tout inventé et simplement passé la soirée avec son petit copain, un jeune homme de 21 ans. Apparemment cette jeune femme comptait ainsi désamorcer la colère de ses parents.

Suites judiciaires

Un pari pas vraiment gagnant, car la jeune majeure est désormais convoquée devant le délégué du procureur. Et les policiers de leur côté lancent une mise en garde contre ces dénonciations mensongères. Elle seraient ces derniers temps en recrudescence un peu partout en France. Des dénonciations de fausses séquestrations voire de faux viols notamment de la part de jeunes filles souhaitant camoufler des relations sentimentales par crainte des réactions de leurs proches. La police de Bourges rappelle que ces fausses dénonciations peuvent mettre en danger d'autres personnes en mobilisant les policiers sur des tâches inutiles et coûteuses et qu'il s'agit d'un délit. Ce genre d'affaires peut donc conduire au tribunal et la peine encourue va jusqu'à 6 mois de prison.