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Bourgogne : le millésime 2016 sera plus rare, meilleur mais plus cher

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu
Dijon, France

Le BIVB, le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, a présenté ce vendredi le bilan des vendanges et les perspectives du millésime 2016. Fort heureusement pour eux, il devrait être excellent mais peu de bouteilles sortiront des fûts. Résultat : le cru 2016 devrait être plus cher.

Claude Chevalier, président délégué du BIVB, et Louis Fabrice Latour, président.
Claude Chevalier, président délégué du BIVB, et Louis Fabrice Latour, président. © Radio France - Jacky Page

Bon, mais rare et plus cher... C'est ainsi qu'on peut résumer le vin tiré des vendanges 2016 en Bourgogne. On sait que le vignoble bourguignon a été touché au printemps par un épisode de gel terrible, suivi d'une pluviométrie excessive. Résultat : une récolte qui chute de 30%, voire 50% dans le Chablisien.

Mais au final un vin prometteur, grâce à une fin d'été idéale. Ce qui fait dire à Claude Chevalier, président délégué du BIVB, que les vignerons ont eu une chance extraordinaire : "On a vraiment une qualité de raisin avec des degrés, une maturité, une qualité sanitaire qui égale les années les plus années connues pour ça, 2005, 2009, 2015. On a peut-être pas une grande acidité mais on va voir des vins pleins, charnus."

Un vin de Bourgogne plus cher

Un vin bon, mais rare, ça se paiera plus cher, prévient le BIVB. Mais la profession aura tout intérêt à modérer la hausse car les marchés ne sont peut être pas disposés à accepter une nouvelle augmentation des prix des vins de Bourgogne, déjà élevés. Louis-Fabrice Latour, le président du BIVB ne veut rien prédire : "Ça dépend aussi de la quantité fourni par chaque appellations et puis, disons le, il y a aussi des affaires commerciales qui se déroulent pas même si l'été a été un peu au ralenti ... C'est vrai que l'Angleterre, le principal marché en volume de la Bourgogne nous préoccupe. Chablis plus Mâcon c'est plus de la moitié des ventes de vins en Angleterre. C'est pas tellement le Brexit, c'est plus le décrochage de la devise".

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