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Faits divers – Justice

Bourgoin-Jallieu : le responsable du Leclerc Drive reconnu coupable de harcèlement moral sur 14 ex-salariés

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Par , France Bleu Isère

17 ex-salariés du Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu accusaient le responsable de ce service de harcèlement moral. Après un procès en février, où le prévenu a nié les faits, le tribunal a rendu son jugement. Résultat, pour la justice, il y a bien eu harcèlement à l'égard de 14 des 17 plaignants.

Cette affaire avait été étudiée le 7 février dernier par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu.
Cette affaire avait été étudiée le 7 février dernier par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu. © Radio France - Jacky Page

Bourgoin-Jallieu, France

8 mois de prison avec sursis, 5.000 euros d’amende et un total de 70.000 euros de dommages et intérêts. C’est la peine prononcée ce jeudi après-midi par le tribunal correctionnel à l’encontre du responsable du Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu. Il est reconnu coupable de harcèlement moral sur 14 ex-collaborateurs. Il est relaxé en revanche pour 3 autres. 

Lors du procès, début février, la procureure avait requis 1 an de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende. Quant aux parties-civiles, leur avocat avait demandé 360.000 euros de dommages et intérêts.

Les ex-salariés "soulagés", "écœurant" pour un soutien du responsable

Ces hommes et ces femmes dénonçaient des brimades, des insultes, des menaces. Tous ont quitté l’entreprise : certains ont démissionné, d’autres ont opté pour une rupture conventionnelle et 6 avaient été déclarés inaptes par la médecine du travail en raison des risques psycho-sociaux. Des faits, allant de janvier 2014 à juin 2017, que le prévenu de 48 ans a toujours contesté, une fois encore lors de son procès début février. Lui évoque un complot mis au point à la base par deux ex-collaborateurs. 

Réactions à l'énonce de ce jugement.

Une action aux Prud'hommes peut-être à venir bientôt

L'homme était absent à l'énoncé du jugement, tout comme son avocate. Ce quadragénaire a 10 jours pour faire appel. Me Pierre Palix, avocat des parties civiles, se dit satisfait de cette décision. "Une première étape importante" selon celui qui a aussi engagé une action aux Prud'hommes et qui vise cette fois Leclerc.

Un employeur qui a décidé de maintenir ce responsable de site en poste. Un employeur, d'après ces ex-salariés, qui a laissé faire, qui n'est pas intervenu malgré leurs alertes. Cette démarche est en suspens tant que le jugement concernant le responsable du Drive n'est pas définitif. Aux Prud'hommes, Me Palix va réclamer 1.4 million d’euros de dommages et intérêts. Leclerc, qui s'est toujours refusé à tout commentaire sur ce dossier y compris ce jeudi comme l'ont fait savoir ses 2 représentants présents sur place.

Me Palix est l'avocat des ex-salariés, dont 14 sur 17 sont reconnus victimes.