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Braquage de Nouzonville : deux des quatre accusés nient leur implication devant la cour d’assises des Ardennes

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Par , , France Bleu Champagne-Ardenne

Quatrième jour d’audience ce lundi devant la cour d'assises des Ardennes, au procès du braquage de Nouzonville. Quatre hommes comparaissent pour vol à main armé, séquestration et violences aggravées.

Cour d'assises illustration.
Cour d'assises illustration. © Maxppp - Franz CHAVAROCHE

Le procès pour le braquage de Nouzonville entame son quatrième jour d’audience ce lundi devant la cour d‘assises des Ardennes. Quatre hommes comparaissent pour vol à main armé, séquestration et violences aggravées. Le soir du 28 décembre 2016, quatre personnes armées et cagoulées avaient fait irruption dans la maison d’une famille de Nouzonville.

Les victimes, un couple, leurs trois enfants et leur petit fils, avaient été ligotés, tenus en joue et frappés. Les quatre accusés sont jugés en récidive. Ils risquent 20 ans de réclusion criminelle. Deux d’entre eux ont déjà été condamnés pour le braquage du magasin de chaussures CCV à Thillois. Un vol commis en janvier 2017, trois semaines après le vol à main armée chez la famille de Nouzonville. 

Des similitudes qui intriguent

Dans les deux cas, les victimes ont été ligotées. Dans les deux cas, les braqueurs venaient pour voler le contenu d’un coffre fort. Si le butin de Thillois s’élevait à plusieurs milliers d’euros, celui de Nouzonville n’est que de 600 euros, car aucun coffre ne se trouvait chez ce gérant d’un casse automobile dont la femme se trouvait alors en lit médicalisé. 

Les voleurs étaient peut-être mal informés. Ils ont été chassés à coups de chaise par quatre hommes de la famille qui ont réussi à détacher leurs liens. Dans leur fuite, les cambrioleurs ont laissé sur place une arme, un gilet et un bonnet portant les traces d’ADN de deux des accusés. 

Deux accusés, Mustapha Abbad et Bamba Touré, nient leur implication. Les deux autres, Willy Sanches Semedo et Hamid El-Younossi, reconnaissent avoir été simplement présents et embarqués dans cette affaire. L’un ne donne pas de nom. L’autre, livre en détail les moindre faits et gestes des uns et des autres, tout en expliquant que lui même pensait simplement aller boire un verre. Il dit avoir découvert qu’il s’agissait d’une expédition violente et criminelle seulement lorsque les premiers coups ont été portés. 

on a le bornage téléphonique, on a l’ADN

"Hamid El-Younossi quand on l’entend parler, il y a des moments c’est évident, il raconte des histoires. Et puis, on a tous assisté à un moment, là il est parti, ça n’arrêtait pas, il s’expliquait, il racontait avec énormément de détails, sans réfléchir. J’ai tendance à penser que dans cette phase-là de sa déposition il disait la vérité", estime maître Sylvie Riou-Jacques, avocate de la famille des victimes. Autrement dit, les quatre accusés seraient bien les auteurs de ce vol, malgré les dénégations de deux d’entre eux. 

"Il y en a un, on aura beau nous raconter tout ce que l’on veut, on a le bornage téléphonique, on a l’ADN, on a les allégations de celui qui reconnait. On en a un autre, où il y a peut-être moins d’éléments incriminants", rajoute maître Sylvie Riou-Jacques.

La localisation via le téléphone et des appels échangés avec un autre accusé sont les principaux éléments à charge contre Mustapha Abbad qui lui dénonce une manipulation judiciaire. Mustapha Abbad, dont le frère Abdelazziz est actuellement jugé pour complicité dans le procès de la tuerie de Charlie Hebdo et des attentats de janvier 2015 à Paris

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