Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Braquage de Woippy : "Je ne savais plus ou j'étais" explique le tireur

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Au 4ème jour du procès aux assises de la Moselle, le tireur du braquage de Woippy a été longuement interrogé sur ses motivations et les raisons de l'enchainement de violence. L'avocat a requis la perpétuité à son encontre.

Fusil Assises Moselle Woippy
Fusil Assises Moselle Woippy © Radio France - François Pelleray

La cour et les familles des victimes attendaient beaucoup de ce moment. Probablement trop. Celui qui a tué un chauffeur et grièvement blessé un vigile sur la zone de Berlange à Woippy en février 2011 n'a pas vraiment éclairé les jurés sur les faits. Ses explications sont restées très floues. Au moment de parler du coeur de l'affaire, les tirs sur le vigile et le chauffeur, l'ancien lycéen respirait bruyamment, sanglotait. Le jeune homme brun et mince à la voix qui flanche explique : "J'arrive devant le véhicule, je suis tout seul, c'est long". Son complice devait lui prêter main forte mais il est resté caché dans des buissons. Une grande solitude donc et une grande panique. "Je ne savais plus où j'étais, comme si j'étais déjà mort". Le meurtrier présumé craque, en revanche, il n'apporte aucune réponse précise sur son déchainement de violence. "Pourquoi avoir tiré sans la moindre sommation? Pourquoi avoir tiré directement dans la tête du vigile et du chauffeur?" A chaque question, la même réponse : "Je ne m'en souviens pas, c'est confus". Le président de la cour d'assises de la Moselle s'agace, enlève ses lunettes et le regarde droit dans les yeux : "C'est un peu facile!". Seules ses motivations sont explicites : se faire de l'argent facile, lui qui vient d'une famille modeste, pour vivre aussi bien que les autres jeunes de son âge. 

 

"Trop facile de dire je ne me souviens plus"

A l'issue de cette 4ème journée d'audience, les raisons du dérapage ne sont toujours pas connues. Et le vigile, Hervé Corps, dont la machoire a été défoncé par la balle du pistolet à pompe et la vie détruite par cette affaire a du mal à contenir sa colère. Pour la première fois depuis le début du procès lundi dernier, il s'est confié à Cécile Soulé de France Bleu Lorraine. "C'est trop facile de dire je ne me souviens plus. ça semble léger, il le fait ou pas" Le vigile de l'entreprise Sécuriman garde un souvenir diffus de l'enchainement des faits. "Dans mes souvenirs, il m'a dit haut les mains. Maintenant, avec le recul, le temps passé, le traumatisme reçu, je ne peux plus trop affirmer quoi que ce soit. "

 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess