Faits divers – Justice

Braquage sanglant de 1988 à Perpignan : l'auteur de nouveau arrêté pour séquestration en Espagne

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon mercredi 16 septembre 2015 à 18:25

Voiture de police, image d'illustration.
Voiture de police, image d'illustration. © Radio France

Alain Respault, l'un des auteurs du tragique braquage d'une bijouterie à Perpignan en août 1988 qui avait couté la vie à deux policiers, vient d'être de nouveau arrêté en Espagne pour avoir séquestré un riche homme d'affaires toulousain pendant deux mois.

Le 23 août 1988,  Alain Respault et un complice braquaient la bijouterie Paulignan rue des Augustins à Perpignan. Une attaque à main armée qui tournait au drame à l'arrivée de la police, Alain Respault tirait sur les forces de l'ordre, bilan : deux policiers tués, et deux autres grièvement blessés. Alain Respault  était condamné en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de 20 ans de sûreté.

Libéré en 2014, Alain Respault fait de nouveau la une de l'actualité, il serait un des auteurs de la séquestration d'un riche homme d'affaire toulousain, pris en otage à Gérone près de sa maison secondaire il y a deux mois et conduit au sud de l'Espagne. L'homme est resté ainsi prisonnier pendant deux mois.

"On savait qu'il était extrêmement dangereux, il ne fallait pas le libérer" Maitre Etienne Nicolau

Pour maître Etienne Nicolau, avocats des familles des victimes du braquage de la bijouterie Paulignan en 1988, il n'aurait jamais fallu libérer cet homme qu'il juge "irrécupérable" : "Je ne m'étonne pas du tout qu'il ait récidivé, ça correspond au personnage, on savait qu'il était extrêmement dangereux, il n'a pas abattu deux policiers par hasard, ce n'était pas des balles perdues,  il les avait tués de sang froid. La cour d'assises en le condamnant à la perpétuité avec 20 ans de sureté avait pris la mesure de sa dangerosité. Les familles étaient hostiles à cette libération, les policiers de Perpignan aussi. Rien n'y a fait, il a été libéré, ce qui lui a permis de commettre à nouveau un crime extrêmement grave"

Maitre Etienne Nicolau