Faits divers – Justice

Braqueur tué à Sézanne en 2013 : son complice présumé devant la justice

Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne lundi 12 décembre 2016 à 6:20

Le procès doit durer deux jours devant la Cour d'assises de la Marne à Reims.
Le procès doit durer deux jours devant la Cour d'assises de la Marne à Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Trois ans après le braquage mortel du bijoutier de Sézanne, le complice du braqueur est jugé ce lundi 12 décembre devant la Cour d'assises de la Marne. La braqueur avait été abattu, tandis que son complice présumé avait pris la fuite le 28 novembre 2013.

Le braquage mortel du bijoutier de Sézanne dans la Marne revient sur le devant de la scène...judiciaire cette fois. Le 28 novembre 2013, en plein après midi, le bijoutier Eric Bey avait fait usage de son arme, et tué l'homme qui tentait de le braquer. S'en est suivi un important mouvement de soutien car l'histoire du bijoutier de Sézanne avait ému bien au delà de la Marne. Le ministre de l'intérieur de l'époque Manuel Valls s'était même déplacé à Sézanne, une semaine seulement après le drame, pour rassurer les habitants et les commerçants.

Ce lundi 12 décembre débute devant la Cour d'assises de la Marne à Reims, le procès du complice présumé du braqueur. Karim Rebbache est accusé de complicité de tentative de vol avec arme en récidive. Puisque l'homme, âgé de 36 ans aujourd'hui, n'en était pas à son coup d'essai en 2013. Déjà condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour vols avec arme et séquestration.

L'affaire du bijoutier de Sézanne : un cas de légitime défense

Le 28 novembre 2013, en plein après midi, le bijoutier de Sézanne remarque le comportement suspect du client qui rentre dans sa boutique, et s'en suit un corps à corps entre les deux hommes. Le braqueur sort le premier une arme. Le bijoutier réplique avec son revolver et l'abat de 4 balles. Eric Bey a bénéficié d'un non lieu car il s'agit bien d'un cas de légitime défense selon la justice, qui s'est notamment appuyé sur les images de vidéo surveillance. Des images de vidéo surveillance qui ont permis de retrouver le complice présumé du braqueur en janvier 2014 : Karim Rebbache avait pris la fuite le jour du drame.