Faits divers – Justice

Brest : elle fait croire à une agression pour éviter d’aller au travail

Par Annaïg Haute et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel et France Bleu mercredi 9 septembre 2015 à 18:39

Voiture de police (illustration)
Voiture de police (illustration) © Max PPP

Les policiers brestois n’ont pas mis longtemps à débusquer une jeune femme qui a fait croire que des hommes masqués et armés avaient arrêté sa voiture pour s’en prendre à elle. En fait, elle voulait juste trouver une excuse pour échapper au travail que venait de lui trouver son compagnon.

L'histoire débute le 2 septembre : une jeune femme contacte la police, affolée. Elle explique qu’en début de matinée, son véhicule a été stoppé par deux individus cagoulés et armés, dans le secteur de Guilers. Ils lui auraient alors intimé l'ordre de sortir, de donner ses clés. La victime est catastrophée et indique qu’elle venait de trouver du travail comme agent d'entretien, que les clefs de 17 clients étaient dans la voiture.

Des trousseaux de pharmacies notamment, donc des cibles potentielles pour des cambriolages. Elle ajoute qu’on lui a aussi volé son sac et son portable. Alors les policiers se mettent tout de suite sur la piste de ces malfaiteurs potentiellement dangereux.

Piégée par son téléphone portable

En fait, l'enquête a été rapide : il a suffi aux policiers de demander un relevé à son opérateur de téléphone pour découvrir qu'à l'heure de l'agression, la jeune femme se trouvait a l'autre bout de la ville.

Elle est à nouveau convoquée et très vite, elle craque. L'agression est sortie de son imagination. Une manière d’échapper au travail que son copain venait de lui trouver, elle ne savait pas comment lui dire qu'elle ne voulait pas travailler. Alors elle a garé sur un parking le véhicule, appartenant à l'entreprise, puis elle a jeté les clefs et son sac.

Un geste fou, mais pour la Justice, c'est une dénonciation de crime et délit imaginaire, ça lui vaudra une convocation. La police explique que cette femme d'une trentaine d'années vivait un contexte social perturbé.