Faits divers – Justice

Bretagne : la mort d'un joggeur ravive le souvenir des algues tueuses

Par Johan Moison, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu vendredi 9 septembre 2016 à 22:13

L'embouchure du Gouessant
L'embouchure du Gouessant © Radio France - Johan Moison

A Hillion dans les Côtes d'Armor, un joggeur est mort envasé jusqu'à la taille dans l'embouchure du Gouessant. En 2011, c'est dans le même secteur que 36 sangliers étaient morts à cause des algues vertes.

Le joggeur âgé de 50 ans se serait envasé en voulant sauver son chien. Il aurait ensuite fait un malaise. "Ce n'est pas une mort suspecte", selon la gendarmerie. Il n'y aura pas d'autopsie.

André Ollivro, le président de l'association "Haltes aux marées vertes", n'est pas convaincu. "C'est une zone à risque, même s'il y a moins d'algues vertes, certaines viennent s'échouer dans le fond de baie de Saint-Brieuc et se décomposent en dégageant un gaz toxique. Il faut absolument engager des études dans des laboratoires pour  comprendre si les algues sont à l'origine de la mort de cet homme".

André Ollivro, président de l'association "Haltes aux marées vertes" - Radio France
André Ollivro, président de l'association "Haltes aux marées vertes" © Radio France - Johan Moison

"Seule une autopsie permettrait de supprimer une partie du doute", ajoute de son côté Gilles Huet. Le président de l'association "Eaux et Rivières de Bretagne" rappelle aussi que la vase même sans algues peut dégager du gaz.

En 2011 c'est dans ce même secteur que 36 sangliers avaient été retrouvés morts après avoir inhalé de l'hydrogène sulfuré, le gaz dégagé par la vase et les algues en putréfaction. A l'époque, les autorités avaient mis plusieurs semaines avant de reconnaitre dans un rapport de l'ANSES la possible implication des algues dans le décès des sangliers.

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