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Société

Brexit dans l'impasse : Les britanniques de la Manche dans l'incertitude

mercredi 10 avril 2019 à 19:42 Par Léa Guedj, France Bleu Cotentin

Les discussions s'éternisent pour trouver un accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Dans la Manche, des britanniques, installés depuis plusieurs années, s'inquiètent des retombées du Brexit.

Dereck Smith a ouvert son restaurant "Apple Garden", il y a 5 ans, à Cherbourg.
Dereck Smith a ouvert son restaurant "Apple Garden", il y a 5 ans, à Cherbourg. © Radio France - Léa Guedj

Cherbourg-Octeville, Cherbourg-en-Cotentin, France

Le Brexit n'en finit plus de se négocier. Reporté une première fois au 12 avril, les 27 dirigeants européens ont donné jusqu’au 31 octobre à Theresa May pour faire sortir son pays de l’UE. De quoi maintenir les britanniques, installés de longue date dans la Manche, dans l'incertitude sur leur avenir, tout en suscitant l'espoir que le divorce ne soit finalement pas prononcé.

Je n'ai jamais pris le temps de prendre la nationalité française, car je me sentais Français

Dereck Smith, originaire du Pays de Galles, est en France depuis près de 30 ans. Venu comme ingénieur a Paris, il s'est installé à Cherbourg il y a cinq ans, avec sa femme et ses enfants, tous français. Bien décidé à rester, il a ouvert son restaurant, Apple Garden, dans la rue Gambetta. Il y travaille 80 heures par semaine, et y emploie deux salariés. "Si la Grande-Bretagne sort, aurais-je besoin d'une carte de travail, de séjour ?", s'interroge Dereck.

"Si on coupe les liens commerciaux, (...) ce sera un problème pour les gens comme moi", souligne-t-il. Lui qui a toujours travaillé en France, "payé [ses] impôts et cotisé pour [sa] retraite", insiste le restaurateur. "Je n'ai jamais pris le temps de prendre la nationalité française, car je me sentais avant tout européen, et Français après tout ce temps", admet-il. Désormais, il envisage d'entamer des démarches pour l'obtenir, "au plus vite".

"Que doit-on faire comme démarches pour rester en France ?"

Tony Bates, lui, a fait ses études en Angleterre, Originaire de l'Essex, c'est à l'occasion d'un stage à Cherbourg qu'il est tombé amoureux de la Manche, où il habite et travaille depuis 25 ans. D'abord formateur en anglais, il est devenu responsable du centre d'étude de langues de la Chambre de commerce et d'industrie de ouest-Normandie. Sa famille et ses cinq ans sont français, mais lui a toujours gardé sa nationalité britannique, même lors du vote du Brexit, "croyant qu'ils allaient revenir sur leur décision". 

En cas de "hard Brexit", c'est-à-dire, si le royaume-Uni quitte l'Union européenne sans accord, "que doit-on faire comme démarches pour rester en France ? que deviendra-t-on ?", se questionne Tony. Il s'inquiète pour lui, mais aussi pour des membres de son équipe de formateurs, britanniques eux aussi.