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Brice Partouche, procureur de la République de Thionville : "On a fonctionné à 150 % de nos moyens"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Comment rattraper le retard dans le traitement des dossiers, après la longue grève des avocats au début de l'année 2020 et la crise sanitaire ? Brice Partouche, le procureur de la République de Thionville était l'invité de France Bleu Lorraine matin.

Brice Partouche, procureur de la République de Thionville
Brice Partouche, procureur de la République de Thionville © Radio France - François Pelleray

La grève des avocats début 2020, puis la crise du covid : ces deux événements ont ralenti l'activité judiciaire. Brice Partouche, le procureur de la République de Thionville, explique comment sa juridiction s'adapte aux circonstances et rattrape son retard.

France Bleu : est-ce qu'il y a beaucoup de dossiers en souffrance, à Thionville ?

Brice Partouche : "2020 a été vraiment difficile. La grève des avocats, de janvier à mi-mars, a coûté 300 jugements d'affaires pénales. Puis la crise sanitaire a aussi coûté 300 jugements. 600 jugements en tout. Au premier semestre, on n'a pu avoir que 25 % d'activité. Durant la crise, on a traité les urgences. 60 % des effectifs du parquet étaient mobilisés en permanence et en présentiel pour gérer les urgences, les gardes-à-vue et autres."

Je n'envisage pas de retour à la normale avant fin 2021

"Au mois de juin, on s'est mis en ordre de marche, en proposant une activité à 150 % de nos moyens, à moyens humains constants, on a pu rattraper la moyen de ce retard. On a créé des audiences pénales, surchargé les audiences existantes. Ce qui a généré de la fatigue pour les magistrats et fonctionnaires."

France Bleu : comment allez-vous rattraper le retard ?

Brice Partouche : "on le rattrapera difficilement. L'idée sera de trouver de nouvelles voies pour éviter de pousser une bulle devant nous qu'on ne pourra rattraper, proposer des procédures simplifiées quand ce sera possible. Je n'envisage pas un retour à la normale avant fin 2021."

France Bleu : à votre arrivée, en cours d'année, vous avez mis en place une cellule chargée de lutter contre les cambriolages. Il y a plus de faits à Thionville qu'ailleurs ?

Brice Partouche : "Pas plus qu'ailleurs mais le taux d'élucidation est plus faible. La moyenne nationale est de 15-20 %, on est à 5-6 % sur le ressort du tribunal La qualité des enquêteurs n'est pas en cause, c'est le manque d’effectif dans les commissariats et les brigades pour traiter les procédures, les prélèvement ADN et les retours. Je veux m'assurer que tous les prélèvements de police technique sont faits sur chacun des cambriolages, voir comment sont priorisés les enquêtes, détecter les phénomènes locaux, vérifier que policiers et gendarmes n'enquêtent pas sur les mêmes affaires... De la coordination pour essayer de rejoindre la moyenne nationale."

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