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Bridgestone Béthune : les salariés divisés entre négociation et lutte contre la fermeture de leur usine

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Par , France Bleu Nord

L'association de salariés Les Affranchis de Bridgestone a lancé une procédure en référé au tribunal judiciaire de Lille, ce jeudi 19 novembre, pour empêcher la fermeture du site nordiste. Mais l'offensive judiciaire ne plaît pas à tout le monde.

Ils étaient une quarantaine de salariés de Bridgestone, soutenus par la CGT de Cargill Haubourdin, pour acter le début de la lutte contre la fermeture de l'usine nordiste, ce jeudi 19 novembre.
Ils étaient une quarantaine de salariés de Bridgestone, soutenus par la CGT de Cargill Haubourdin, pour acter le début de la lutte contre la fermeture de l'usine nordiste, ce jeudi 19 novembre. © Radio France - Winny Claret

Les salariés de Bridgestone Béthune brisent le silence. Du moins une partie d'entre eux. Ils étaient une quarantaine réunis, ce jeudi 19 novembre 2020, devant le site nordiste. Soutenue par la CGT de Cargill Haubourdin, la mobilisation était organisée par la jeune association Les Affranchis de Bridgestone, créée il y a un mois. Elle a saisi le juge des référés de Lille, ce jeudi, pour obliger le fabricant de pneus à maintenir l'activité à Béthune, alors que la direction du groupe japonais a définitivement acté la fermeture de l'usine et la suppression de ses 863 emplois, la semaine dernière. Mais l'offensive judiciaire divise les salariés de l'usine béthunoise.

La justice saisie pour ordonner le maintien de l'activité

Devant les grilles de Bridgestone, sous un ciel menaçant, un groupe de salariés les mains enfoncées dans les poches se resserre. Ils écoutent l'avocat Fiodor Rilov dénoncer sans détour l'impuissance des élus et du gouvernement, "On les a vus les [Xavier] Bertrand, les [Bruno] Le Maire, la ministre de l'Industrie [Agnès Pannier-Runacher], faire des grandes réunions et gesticuler en disant que c'est inacceptable, que c'est un assassinat. Mais maintenant on va entrer dans des mesures concrètes". 

L'avocat veut faire condamner la filiale Bridgestone Europe qui compte suspendre ses commandes de pneus fabriqués à Béthune. Il faut d'abord respecter une période de préavis, selon Fiodor Rilov, "En fermant cette usine, on va rompre le contrat de vente de pneus et on considère que cette rupture est illégale. Elle ne respecte pas un préavis qui est imposé par la loi française. Si on a gain de cause, il y aura peut-être 18 mois d'activité supplémentaires".

Les salariés divisés

Mais l'offensive judiciaire des Affranchis de Bridgestone, qui rassemble une quarantaine de salariés, ne plaît pas à tout le monde. Elle crée même de grosses tensions à l'intérieur de l'usine. En témoigne ce vif échange de part et d'autre des grilles (vidéo ci-dessous).

Aujourd'hui deux camps s'opposent, ceux qui veulent poursuivre les négociations représentés par l'intersyndicale... et ceux qui entendent lutter avec les Affranchis comme Freddy, "Ça fait 16 ans que je suis là, ça fait 4 ans que je vois l'entreprise en train de chuter, la production est en train de chuter, il  y a zéro investissement."

On sent que c'était quelque chose qui était voulue, donc on ne veut pas se laisser faire.

L'audience en référé doit se tenir le 15 décembre prochain au tribunal judiciaire de Lille.

Les salariés divisés entre négociation et lutte. Reportage de France Bleu Nord à Béthune

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