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Faits divers – Justice

Une enquête ouverte contre le Samu après la mort d'un homme originaire de Roquettes

jeudi 7 juin 2018 à 6:09 Par Guillaume Farriol, France Bleu Occitanie et France Bleu

Une enquête est ouverte à Toulouse après la mort d'un jeune homme originaire de Roquettes. Sa famille accuse le Samu de ne pas être intervenu après de nombreux appels. Les faits remontent à juillet 2016 mais les parents ont décidé de médiatiser l'affaire cette semaine.

L'opératrice du SAMU a diagnostiqué une crise d'aérophagie mais le jeune homme est mort d'un infarctus
L'opératrice du SAMU a diagnostiqué une crise d'aérophagie mais le jeune homme est mort d'un infarctus © Maxppp - Sébastien Jarry

Toulouse, France

Nous sommes le 11 juillet 2016, il est environ 17 heures quand Djilali Messardi est pris de douleurs à son domicile de Roquettes, près de Toulouse. L'homme de 35 ans souffre au niveau du thorax, du cou, du ventre et n'arrive plus à bouger ses bras. Avec l'aide de son père, il appelle donc le SAMU. 

Un mauvais diagnostic

Djilali Messardi décrit ses symptômes et explique qu'il a aussi bu une bouteille de coca. L'opératrice du service d'urgence conclut à une crise d'aérophagie. Elle demande au jeune homme de rappeler dans une quinzaine de minutes s'il ne se sent pas mieux. Sauf que le temps passe et les symptômes ne disparaissent pas, bien au contraire. Le père de Djilali, Omar, décide alors de rappeler : "Mais là, ils ne répondent pas, explique-t-il. J'ai appelé sept fois avec mon portable et ma femme a fait pareil de son côté avec le téléphone fixe. Et on n'a entendu que la musique d'attente! " Omar décide alors de conduire lui-même son fils à l'hôpital. Il quitte son domicile rapidement mais au bout de quelques minutes de trajet, Djilali meurt d'un infarctus sur la banquette arrière de la voiture, environ 1h15 après le premier appel au 15. Les pompiers et le SAMU finissent par intervenir mais ne peuvent rien faire de plus que constater le décès du jeune homme. 

Une enquête ouverte

Deux ans après le drame, c'est toujours l'incompréhension et la colère pour Omar Messardi : "Sincèrement, je n'ai rien compris. On les a appelé et ils ne nous ont pas pris au sérieux. Ils seraient venus, ils l'auraient sauvé, merci. Ils seraient venu ils ne l'auraient pas sauvé, merci aussi. Mais au moins ils seraient venus !" Les parents de Djilali Messardi ont porté plainte en août 2016, un mois après la mort de leur fils. Le dossier médical a été saisi mais l’enquête n'avance pas beaucoup. "Nous attendons et cela commence à prendre du temps, c'est pour ça que l'on commence à réagir médiatiquement, explique Maitre Alexandre Martin, l'avocat de la famille. Nous posons des questions, nous souhaitons des réponses : alors que les informations étaient précises, pourquoi avoir attendu autant de temps pour finalement ne pas réagir ?" Pour l'instant, aucune réponse à cette question. 

De son côté, le CHU de Toulouse refuse de commenter et a seulement publié un communiqué :  « Le CHU de Toulouse a connaissance qu’une plainte a été déposée par la famille du patient pris en charge, le 11 juillet 2016. Le dossier médical a été saisi dans le cadre d’une enquête judiciaire. Les équipes du CHU de Toulouse collaborent activement à la réalisation de l’enquête, la procédure engagée imposant le respect du secret médical. »

Ce n'est pas la première plainte déposée contre le SAMU dans la région. Une famille originaire de Concots, dans le Lot, a également saisi la justice après la mort d'un homme de 70 ans.