Faits divers – Justice

Brûlée au deuxième degré lors d'une épilation

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon mardi 31 mars 2015 à 17:08

Tribunal de Perpignan - palais de justice
Tribunal de Perpignan - palais de justice © MaxPPP

Une jeune femme de 35 ans poursuit devant le tribunal de Perpignan l'homme qui a assuré une séance d'épilation définitive sur ses jambes, aisselles et maillot. Juste après la séance, elle a présenté des cloques et a dû être soignée, notamment au service des grands brûlés au CHU de Montpellier.

Le 3 octobre 2012, Suzanne, 35 ans se rend à Médipôle à Cabestany. Elle a rendez-vous dans un cabinet de kinésithérapeutes pour une première séance d'épilation définitive.

Pendant 20 minutes, elle sent de fort picotements , et les zones épilées (le maillot, les aisselles et les jambes) présentent des rougeurs anormales .

Brulée au premier et deuxième degré

En sortant du centre, elle file vers la première pharmacie qui lui conseille de retourner immédiatement voir le praticien. Ce dernier, lui conseille simplement d'appliquer de la Biafine, Il ne lui dit pas d'aller voir un médecin.

Vu les douleurs et les cloques qui commencent à gonfler, Suzanne se rend dans la même journée au service des urgences à la clinique Saint-Pierre. Le verdict tombe : Elle est brûlée sur 1% de la surface du pubis, 7% aux jambes.

Ces brûlures du premier et deuxième degrés sont quotidiennement soignées par des pansements pendant plusieurs semaines. Elle doit même se rendre aux services des grands brûlés au CHU de Montpellier où les médecins évoquent une éventuelle greffe. Finalement elle n'aura pas eu lieu.

Des séquelles à vie et un kiné toujours en activité

La jeune femme aura des séquelles à vie. Elle présente aujourd'hui des marques blanches et violacées où elle a été brûlée. Elle ne peut plus s'exposer au soleil. Elle a porté plainte.

Le kinésithérapeute qui a pratiqué l'opération est poursuivi pour blessures involontaires et exercice illégal de la médecine . L'homme de 59 ans a été jugé ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Perpignan.

Après avoir présenté ses excuses à la victime, il a précisé que ses confrères pratiquaient régulièrement des épilations définitives, il n'y a jamais eu de problèmes. Le kiné pratique toujours à Médipôle, puisque la décision de l'ordre des kiné est en cours. La machine n'a pas été saisie par les enquêteurs.