Faits divers – Justice

Bruxelles | L'accompagnateur des lycéens de Quimper confinés à Molenbeek témoigne

Par Annaïg Haute et Thomas Schonheere, France Bleu Breizh Izel et France Bleu mardi 22 mars 2016 à 18:39

Les jeunes sont dans leur bulle
Les jeunes sont dans leur bulle - DR

Alors que la capitale belge est endeuillée par les attentats, une cinquantaine de collégiens du Likès, à Quimper, sont en voyage scolaire à Bruxelles. Ils sont logés dans une auberge de jeunesse du quartier de Molenbeeck, là où a été arrêté Salah Abdeslam il y a quelques jours.

C'est à quelques centaines de mètres seulement que Salah Abdelslam, l'homme le plus recherché d'Europe a été interpellé la semaine dernière. Les élèves de troisième du collège St-Yves (Likès) de Quimper sont logés dans une auberge de jeunesse de Molenbeeck, dans la banlieue de Bruxelles.

Ils se retrouvent confinés sur le site, alors que les attentats revendiqués par l'Etat islamique ont fait au moins une trentaine de morts dans la capitale belge.

Ils apprennent la nouvelle au petit-déjeuner

Accompagnateurs et élèves ont découvert l'existence des explosions au cours du petit-déjeuner. C'est l'un des enseignants qui s'en est aperçu en consultant les sites d'informations, et rapidement, tous les élèves ont reçu des textos inquiets de leurs parents.

L'ambassade a donné les consignes de confinement 

Le directeur du collège, Jean-Yves Merrien, explique : "Des parents d'élèves nous on contacté pour nous donner les informations et savoir ce qu'il en était. J'ai contacté notre établissement dans un premier temps, pour que le chef d'établissement prenne contact avec l'inspection académique, et puis quelques temps après, j'ai contacté l'ambassade de France à Bruxelles pour savoir quelles étaient les mesures à suivre, et on nous a demandé de rester confiné dans l'auberge de jeunesse jusqu'à nouvel ordre."

"On a l'impression d'être dans une bulle, ça contraste avec la situation dramatique à l’extérieur"

L'ambiance reste cependant plutôt calme : "Ce qui est assez étonnant, c'est qu'à travers les SMS des parents, ce qu'on lit sur les tablettes, sur les portables, on prend la mesure d'une tension et d'une situation dramatique à l’extérieur. Alors que nous à l’intérieur, on a l'impression d'être dans une bulle. Il y a une cour intérieure dans l'auberge de jeunesse, il y a une salle avec un billard, un baby-foot, les jeunes sont dans leur chambre, écoutent de la musique. Il y a vraiment un contraste, on est relativement à l'abri, on se sent en sécurité alors que dans la ville des événements dramatiques se sont produits".

Les autorités françaises organisent le retour en Bretagne

Le groupe devrait revenir en Bretagne mercredi "Nous sommes dans l'attente des décisions des autorités françaises", explique simplement le responsable du groupe qui se souviendra longtemps de ce voyage en Belgique.