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Politique

Retraites : "le point ne baissera pas" promet la députée drômoise Célia de Lavergne

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Invitée de France Bleu Drôme Ardèche ce vendredi, la députée de la majorité, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, défend le projet de réforme des retraites du gouvernement au lendemain de la grande grève de ce jeudi 5 décembre.

Célia de Lavergne dans nos studios ce vendredi 6 décembre 2019
Célia de Lavergne dans nos studios ce vendredi 6 décembre 2019 © Radio France - Florence Beaudet

Drôme, France

L'élue drômoise a voulu rassurer ce vendredi matin. Calmer les esprits après la mobilisation historique qui a secoué le département. "Il y a des marges de négociation" dit-elle "le calendrier était clair dès le début : nous devions concerter jusqu'à décembre. La concertation a lieu jusqu'à dimanche. Les résultats de la concertation sont présentés mardi au plus tard par le haut commissaire aux retraites et le premier ministre s'est engagé à présenter l'architecture de la réforme à la mi-semaine prochaine". 

Pour Célia de Lavergne : "Les Français ont compris qu'il y avait une réforme globale de justice sociale. Ils soutiennent à 70 % cette réforme. Mais clairement, on a des contestations dans la rue et on l'a vu hier. Ce que dit la mobilisation hier, c'est une grande inquiétude, on en est tout à fait conscient. On veut pouvoir se projeter dans un système, savoir à combien s'élèveront les pensions, comment les paramètres sont définis. Un nivellement par le bas, ce n'est pas du tout l'objectif. L'un des grands principes, c'est au contraire de corriger certaines inégalités du système actuel. Il faut continuer à dialoguer d'une part, et d'autre part, je crois qu'il faut accélérer sur le calendrier pour que les gens aient les idées claires sur où on veut aller." Une manière de reconnaître qu'après 18 mois de consultation, la communication gouvernementale est un échec. 

On inscrira dans la loi le fait que le point ne baissera pas

Les opposants à la réforme des retraites dénonce le passage d'un système par répartition à un système à points, où la valeur du point pourra évoluer au gré des années, possiblement à la baisse. La députée drômoise leur répond : "Le point ne baissera pas. On s'est engagé, en tant que parlementaires de la majorité, à inscrire dans la loi le fait que le point ne baissera pas. Et je voudrais rassurer les Français là-dessus. De manière générale, pour le pilotage de ce point, il est proposé que ça se fasse avec les partenaires sociaux, donc avec les syndicats qui aujourd'hui sont dans la rue."

Cette réforme vise bien à un régime de retraite universel et donc une fermeture des 42 régimes existants actuellement. Mais selon la députée, le délai avant la mise en place n'est pas fixée, c'est "une trajectoire qui est à réfléchir, métier par métier." Célia de Lavergne le reconnaît : "quand vous vous êtes investi dans un métier, vous avez acheté un paquet dont la retraite fait partie. Au final, on a passé un sorte d'accord tacite et qu'on ne peut pas remettre en cause du jour au lendemain."

Un âge pivot en fonction de la génération à laquelle on appartient

Le régime de retraite universel est selon elle plus juste : "chaque métier a sa courbe d'évolution. Il y a un moment où il y suffisamment de gens pour cotiser pour les retraités et à l'inverse d'autres moments où on n'est pas assez. C'est l'intérêt du régime universel : il y a une solidarité nationale qui s'exerce entre les professions. On a besoin de solidarité. Moi, je vois par exemple les agriculteurs aujourd'hui qui bénéficient à 75% de la solidarité nationale, c'est normal et nous devons l'ancrer parce qu'aujourd'hui, on a besoin d'eux."

Quant à l'âge de départ à la retraite :"on peut partir à 62 ans, on s'y est engagé, poursuit la députée, la question n'est pas d'y toucher. Après, on a repris quelque chose qui existe déjà : l'âge d'équilibre, l'âge pivot, c'est à dire l'âge à partir duquel on applique soit une décote, soit une surcote sur votre pension. Ce qui est proposé par le commissaire Delevoye, on verra ce qui est retenu la semaine prochaine, c'est de conserver cet âge pivot et, au final, de le fixer non pas en fonction du temps de cotisation, mais en fonction de la génération à laquelle vous appartenez. 20% des femmes sont obligées de travailler jusqu'à 67 ans aujourd'hui pour avoir une pleine retraite. Ce que nous leur proposons demain, c'est qu'à 64 ans, quoiqu'il arrive, il n'y aura pas de décote sur leurs retraites. "

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