Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Nordahl Lelandais

Procès Lelandais : après l'affaire Noyer, l'avocat des parents de Maëlys espère un procès digne en 2022

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Besançon, France Bleu

Nordahl Lelandais a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle mardi soir par la cour d'assises de la Savoie. Sanction pour le meurtre d'Arthur Noyer, en avril 2017, en Savoie. Il doit être jugé l'an prochain, à Grenoble, pour le meurtre de Maëlys.

Joachim et Jennifer De Araujo, parents de Maëlys, avec leur avocat Me Fabien Rajon, lors d'un conférence de presse en mars 2018,
Joachim et Jennifer De Araujo, parents de Maëlys, avec leur avocat Me Fabien Rajon, lors d'un conférence de presse en mars 2018, © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES

Arthur Noyer, Maëlys De Araujo, le jeune caporal de 23 ans mort en avril 2017, en Savoie et la fillette de 8 ans et demi, dont le visage est connu de tous tant sa disparition, à l'été 2017, lors d'un mariage au Pont-de-Beauvoisin (Isère), a bouleversé de nombreuses personnes. Tous deux ont pour point commun : Nordahl Lelandais, 34 ans à l'époque. L'ex maître-chien de Domessin (Savoie) vient d'être condamné, à Chambéry, pour le meurtre d'Arthur. Celui qui a dit avoir tué "involontairement" Maëlys doit être jugé pour ces faits-là en 2022 à Grenoble. Quelques heures après ce premier verdict pour meurtre, Fabien Rajon, avocat des parents de Maëlys, a accepté de se confier à France Bleu Isère.

Procès Lelandais : après l'affaire Noyer, l'avocat des parents de Maëlys espère un procès digne en 2022

Votre réaction d'abord au verdict : 20 ans de réclusion. L'avocate générale en demandait 30, mais l'intention de tuer est bien retenue.

C'est l'essentiel. La culpabilité a été retenue s'agissant du meurtre, l'intention homicide a été entérinée par la cour d'assises de la Savoie. La thèse qui était celle de Nordahl Lelandais d'un accident (Nordahl Lelandais évoque une "bagarre", ndlr), thèse complètement improbable, a été écartée. C'est, je crois, ce que l'on retiendra. 

"Vous avez à juger un homme et pas un monstre" a dit l'avocat de Nordahl Lelandais aux jurés. Me Jakubowicz a dit qu'il ne fera pas appel. Cette absence d'appel, cela veut dire selon vous que désormais c'est le procès de votre affaire, l'affaire Maëlys, qui va occuper son esprit désormais ?

Absolument. Et on veillera, de notre côté, à être prêts le moment venu. Défendre les intérêts de la famille de Maëlys, dans les meilleures conditions. Être prêts, c'est aussi préparer les proches, la famille, à cette terrible épreuve qui a été vécue avec beaucoup de dignité par la famille Noyer. J'ai encore relu et écouté ce que le papa d'Arthur Noyer a pu dire et je voudrais vraiment saluer son exceptionnelle dignité. Vraiment, on a eu, je crois, une très belle démonstration de dignité de la part des parents d'Arthur Noyer, mais principalement du papa que j'ai pu voir comme beaucoup de Français et d'Isérois à la télévision mardi soir.

Beaucoup de dignité, beaucoup de pudeur. Tout le monde salue ce climat serein pour rendre une justice apaisée, est-ce vous craignez que ce ne soit pas forcément le cas pour le procès Maëlys, c'est un meurtre d'enfant, c'est encore autre chose ?

Oui, c'est vrai. C'est vrai aussi que les Assises, c'est une alchimie. Nous, nous veillerons effectivement à être dans cette démarche de dignité, qui n'empêche pas, bien entendu, une démarche d'exigence, et cette démarche d'exigence nous l'avons dès le départ. Ce, d'autant plus, que sans revenir sur le fond de notre affaire Maëlys, nous sommes confrontés à un individu, Nordahl Lelandais, qui n'a jamais joué le jeu de la vérité, qui n'a jamais concouru à l'avancée des investigations. Et qui, bien pire, a manipulé les enquêteurs et a fait en sorte de faire disparaître des preuves compromettantes. 

Donc, il y aura cette exigence de dignité, c'est vrai, elle sera présente et nous veillerons dans la mesure du possible à être les plus dignes possibles. Ce sera bien évidemment une épreuve terrible pour Maëlys De Araujo. Mais il y aura aussi cette exigence de vérité et faire en sorte qu'on ne passe pas à côté de ces Assises et qu'on aille au bout de cette démarche de vérité, face à quelqu'un, on l'a vu dans le cadre des Assises de la Savoie qui ne lâche rien et qui s'enferme dans ses certitudes.

Justement Nordahl Lelandais ne lâche rien. Rien de sexuel a-t-il expliqué pour l'affaire Noyer. Juste une bagarre. Or, l'avocate générale, elle, dans son réquisitoire a dit "que s'il reconnaît un aspect sexuel dans ce premier procès, il sera contraint de le reconnaître dans le procès Maëlys et là, il y a un enjeu tout à fait considérable." Est-ce que vous souscrivez à son analyse ?

Oui plutôt, mais au-delà des acquis des Assises de la Savoie, on a un dossier d'instruction particulièrement volumineux qui caractérise une personnalité chez Nordahl Lelandais et des penchants pédophiles très clairement établis. Donc la question de sa personnalité, à mon sens, je n'ai pas besoin de me fonder sur les acquis des Assises de la Savoie. J'ai des expertises psychiatriques, psychologiques, de multiples consultations de sites pédopornographiques chez Nordahl Lelandais. Donc, cette connotation-là, on l'aura, le moment venu, aux Assises de l'Isère.

Vous n'étiez pas aux Assises de la Savoie, vous ne vouliez pas, j'imagine pour ne pas qu'on vous regarde dans la salle, mais vous aviez des collaborateurs qui étaient présents. Comment avez-vous vécu cela, comment vos clients ont-ils vécu ce procès ?

Effectivement, j'envoyais régulièrement mes collaborateurs assister aux débats. On débriefait en fin de journée avec Jennifer et Joachim De Araujo. L'idée, c'était de leur restituer l'ambiance, parce que les sites d'informations pouvaient effectivement leur répercuter la tonalité des débats. Mais au-delà de ça, ce que je voulais aussi, c'était qu'on puisse les accompagner. Comment eux ont vécu ces deux semaines ? Difficilement, je pense. Je ne les ai pas eus depuis que la décision a été rendue tard hier au soir. Je les ai eus après les réquisitions de l'avocate générale et après la plaidoirie de la défense, mais je pense que le moment venu, nous serons dignes mais combattifs.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess