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Faits divers – Justice

"C******* de flics ! Allez vous suicider !" : six mois de prison avec sursis pour un Mayennais

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Un retraité mayennais est condamné ce vendredi à six mois de prison avec sursis après avoir outragé trois gendarmes. Intervenus à la base pour un accident de la route à Mayenne, tout a dégénéré quand ils ont tenté de lui passer les menottes...

L'arrestation d'un homme alcoolisé à Mayenne a été mouvementée pour les gendarmes.
L'arrestation d'un homme alcoolisé à Mayenne a été mouvementée pour les gendarmes. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Mayenne, France

Il n'aime pas les membres des forces de l'ordre. Cela remonte à son enfance quand il a été emmené à la DASS. Aujourd'hui retraité, ce Mayennais est jugé pour avoir insulté et molesté des gendarmes. Tout commence le 20 avril dernier après un accident de la route...

Ce jour-là, une automobiliste voit une fourgonnette tomber dans le fossé. En sort un homme, titubant, qui se dirige vers son domicile. Elle prévient les gendarmes qui arrivent chez lui. Ils sont alors accueillis fraîchement. Ou très chaudement, c'est selon car cet habitant de Mayenne les insulte. "C******* de flics !", "Je vais vous casser la g***** !", "Vous feriez mieux de vous suicider", rapportent les militaires. 

L'homme est alcoolisé. Il avoue avoir bu trois anisettes "maison", autrement dit double dose. Il ne souhaite pas être embarqué par les gendarmes, en griffe un et donne un coup de pied à un autre. Au vu des menaces réitérées, le tribunal de Laval le condamne ce vendredi à six mois de prison avec sursis. 

Des doutes émis sur l'enquête

La défense de son avocat n'a donc pas convaincu les juges. Me Robert a en effet remis en cause l'impartialité de l'enquête en début d'audience. "Tout est à charge dans cette affaire, regrette-t-il. Mon client a subi des violences au cours de son interpellation mais aucune photo  de ses blessures n'a été prise". Le doute est permis d'autant plus d'après lui que ce sont les collègues des gendarmes molestés qui ont mené l'enquête.

La jurisprudence est claire sur ce point : une enquête pour outrage peut être menée par la même compagnie de gendarmerie à condition de respecter une impartialité. Les juges ce vendredi ont estimé que tout a été fait dans les règles, les enquêteurs précisant au retraité ses droits à voir un médecin

Ce point a soulevé de vifs débats car l'homme dit avoir été matraqué au cou alors qu'il était menotté. Il raconte aussi les ecchymoses qu'il a retrouvées sur sa jambe gauche, son bras devenu "jaune moutarde" pendant plusieurs jours. L'examen médical réalisé pendant la garde-à-vue n'a retenu aucune blessure précise. En revanche, du côté des gendarmes, deux se sont vus prescrire un jour d'interruption totale de travail.

L'homme repart donc libre du tribunal mais devra se tenir à carreau s'il ne veut pas faire un tour en prison. Il doit en revanche verser 300 euros aux deux militaires blessés au titre des dommages et intérêts.