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Dossier : Coronavirus Covid-19

"C'est injuste", s'indigne une Tarnaise verbalisée pour avoir salué son mari derrière la vitre d'un EHPAD

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Jeudi dernier, Hedwige (79 ans), munie d'une attestation dérogatoire au confinement, est venue saluer son mari, derrière la vitre fermée d'une maison de retraite de Graulhet (Tarn). Les gendarmes l'ont verbalisée au nom du "cordon sanitaire". Hedwige est bouleversée, et témoigne sur France Bleu.

Une résidente salue de la main dans une maison de retraite de Mulhouse (illustration).
Une résidente salue de la main dans une maison de retraite de Mulhouse (illustration). © Maxppp - Jean-François FREY

La colère est un peu redescendue chez Hedwige, 79 ans. Mais lorsqu'elle décroche le téléphone ce mardi après-midi pour répondre à nos questions, elle a toujours du mal à comprendre pourquoi deux gendarmes l'ont verbalisé, jeudi 9 avril dernier. Vers 16h, ce jour là, elle a entamé une promenade quotidienne autorisée pendant le confinement, près de son domicile, munie d'une attestation dérogatoire de sortie.

Sur le chemin, elle s'attarde devant la maison de retraite, où son mari de 93 ans est pensionnaire. Derrière la vitre fermée de la chambre, les rideaux tirés, et avec l'accord de l'EHPAD, elle communique avec Jean-Jacques, à l'aide d'une ardoise où elle écrit des courts messages, pour donner des nouvelles de la famille et des amis. Elle se munit même d'un masque, même si la vitre est fermée.

"Ca se passait comme ça depuis plusieurs jours" raconte Hedwige, qui reconnaît cependant que des personnels de la maison de retraite lui avait dit de faire attention et de "se méfier" car des gendarmes passent dans le secteur, pour faire respecter le confinement lié à l'épidémie de Coronavirus.

Pour moi, j'étais dans mon bon droit, je ne gênais personne !

D'ailleurs, ce jeudi là, deux gendarmes ont intercepté la vieille dame, et l'ont verbalisé, avec une amende de 135 euros, au nom du "cordon sanitaire". "Vous n'avez pas le droit", ont dit les militaires à la vieille dame, qui a répondu "qu'elle ne savait pas". "Pour moi, j'étais dans mon bon droit, je ne gênais personne" insiste la vieille dame.

Fenêtre fermée, mais insuffisant pour la préfecture

Dans un courriel consulté par l’Agence France Presse, la préfecture du Tarn a confirmé le bien-fondé de cette verbalisation auprès de la fille de ce couple. « Même si la visite en extérieur de votre mère peut être considérée comme une assistance à personne vulnérable, un cordon sanitaire autour des Ehpad doit être absolument respecté. De ce fait, votre mère était bien en infraction », explique la préfecture. 

Je me suis retenue jusqu'à la maison, avant d'éclater en sanglots

Hedwige dit avoir été "bouleversée" par cette verbalisation, "beaucoup, beaucoup". "Etre chassée, comme ça, comme une malpropre par la gendarmerie, ça fait un drôle d'effet !". La vieille dame dit s'"être retenue jusqu'à la maison, avant d'éclater en sanglots".

"Les 135 euros ça fait mal, mais ça passe. Mais ne plus pouvoir y aller, c'est injuste".

Hedwige, 79 ans : "je me suis retenu jusqu'à la maison, puis j'ai éclaté en sanglots"

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