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Faits divers – Justice

"C'est n'importe quoi !" La colère d'une victime de violences conjugales après le Grenelle du gouvernement

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Par , France Bleu Bourgogne

On revient ce matin sur les propositions présentées pour lutter contre les violences conjugales, un sujet que notre invitée Florence Torrollion connaît bien, malheureusement.

Florence Torrollion
Florence Torrollion -

Il y a cinq ans, son ex-mari tente de l'assassiner. Elle est alors défigurée, prise en charge à Dijon par l'association Solidarité Femmes 21. Très impliqué dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, elle se montre pour le moins sceptique face aux propositions faites par la ministre Marlène Schiappa. "Quand je vois les moyens qui sont proposés, je suis même en colère ! C'est n'importe quoi !"

Leur obsession c'est de détruire la personne qui les quitte

Quand on lui parle par exemple de confisquer les armes dans les foyers où l'on soupçonne des violences conjugales, Florence Torrollion s'insurge :  "C'est une bonne idée, mais je n'y crois pas une minute. Comment on va faire ? Quels moyens on va avoir ? Et puis vous croyez qu'ils vont prendre les armes et dire à monsieur d'être gentil avec sa femme ? Leur obsession c'est de détruire la personne qui les quitte, il perdent leur objet, donc forcément ils trouveront un moyen d'atteindre leur but.

Même le bracelet anti-rapprochement, dont l'utilisation figure dans le rapport gouvernemental, ne trouve pas totalement grâce aux yeux de Florence Torrolion. "Je suis un mauvais exemple, parce que moi il s'est sauvé avec le bracelet électronique, il l'avait perdu toute une nuit et toute une matinée. Alors c'est un moyen, mais est-ce qu'il y en aura assez pour toutes les femmes en danger ? Encore une fois, est-ce qu'il y aura les moyens nécessaires ?"

Mise dehors cinq fois à la gendarmerie

Autre point retenu par Marlène Schiappa : instaurer de vraies procédures d'accueil des femmes dans les commissariats et les gendarmeries, pour que chaque plainte soit pris en compte et au sérieux. "Si je reprends mon parcours avant l'acte, j'ai été mise cinq fois dehors en gendarmerie, j'étais encore une femme qui venait se plaindre, jusqu'au moment où monsieur s'est retrouvé dans les locaux. Ils se sont dit qu'il y avait peut-être un problème, à ce moment là ils ont fait un signalement au procureur pour accélérer ma procédure de divorce, c'est seulement à ce moment-là qu'on m'a mise à l'abri."

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