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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

"C'est scandaleux !" : en Seine-Maritime, sept chevaux tués ou mutilés dans la région de Dieppe

Sept chevaux ou ânes de la région dieppoise ont été agressés entre juin et août. Des entailles, des oreilles coupées : ces mutilations se répètent dans le département et partout en France. En Seine-Maritime, seules trois plaintes ont été déposées. Le parquet de Dieppe est chargé de l'enquête

Le poulain d'Alain Comalada a été mutilé à la mi-juin
Le poulain d'Alain Comalada a été mutilé à la mi-juin - Alain Comalada

Depuis début juin, sept équidés ont été retrouvés tués ou mutilés dans la région dieppoise. Seules trois plaintes ont été déposées pour le moment selon le parquet de Dieppe qui appelle toutes les victimes à se faire connaître pour étoffer l'enquête en cours. 

Une entaille entre l'épaule et le poitrail

Alain Comalada est éleveur de chevaux de sport à Lammerville en Seine-Maritime. C'est à la mi juin que son vétérinaire retrouve le poulain" Jador your life" avec une entaille entre l'épaule et le poitrail. Résultat : 50 points de suture. Sa mort aurait pu être une grosse perte pour le propriétaire : "Ce poulain vient d'une grande lignée. Le père de ce poulain est dans les dix meilleurs reproducteurs de chevaux de sport" explique-t-il.

Aujourd'hui, son poulain va mieux mais la cicatrisation est difficile. Alain Comalada est allé porter plainte. Ces agressions sont incompréhensibles dit-il : "Ce sont des actes gratuits, ce n'est pas une secte mais ce sont des gens malintentionnés. C'est scandaleux ! Ces gars-là sont des gens qui connaissent les chevaux. Mon poulain c'est un lion pour l'approcher c'est difficile. Ils les approchent facilement". 

"Il y a 25 ans, nos chevaux Entier avaient été castrés de la même façon" - Alain Comalada

La Fédération Nationale d'Equitation a annoncé se porter partie civile pour combattre ces actes barbares. Une bonne nouvelle selon le propriétaire qui se sent soutenu. Pour éviter de nouvelles mutilations, Alain Comalada se protège. Il a décidé d'installer des caméras de vidéosurveillance. Il compte également sur la vigilance de son voisinage.

Six autres chevaux agressés ou tués

Ces faits ont pour le moment tous été recensés dans la région de Dieppe et de Neufchâtel en Bray. Le 6 juin dernier, près de Dieppe, c'est une jument que sa propriétaire retrouve agonisante et l'oreille droite coupée nette. Loïc Campion, éleveur à Grumesnil (près de Forge les Eaux) a retrouvé son âne Scipion, âgé de 14 ans, mort dans un champ le 19 juin dernier. Son œil était arraché et son oreille tranchée. 

Bérengère Legemble, propriétaire d'un cheval à Cressy, a retrouvé son animal dans son pré avec une entaille au postérieur gauche. Une éleveuse de Criquetot-sur-Longueville a également vue son équidé mutilé. Enfin, sur Facebook, une jeune femme explique que deux de ses chevaux ont été mutilés mais vont bien. Cependant, sur les photos, les blessures ne ressemblent pas au mode opératoire des autres agressions. 

Les centre-équestres également inquiets

Ils concentrent un grand nombre d'équidés. Les centres équestres s'inquiètent sérieusement de ces mutilations "surtout que ça se passe très près de chez-nous" confie Céline Bouffard, gérante des Écuries de la Grâce à St-Pierre-Bénouville entre Tôtes et Dieppe. 

"On met au courant le voisinage, on privilégie le bouche à oreille pour la surveillance. La gendarme tourne mais nous sommes un peu livrés à nous-même" raconte la propriétaire qui dispose d'une quarantaine d'équidés. 

"On espère tous les matins que nos chevaux vont bien" - Céline Bouffard. 

Le parquet de Dieppe demande que toutes les victimes portent plainte pour étoffer l'enquête en cours. Le délit d'actes de cruauté envers les animaux est puni de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende. 

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