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"C'est un drame" : l'émotion à Saint-Varent après la fusillade qui a fait quatre morts

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Poitou, France Bleu

Au lendemain de la fusillade qui a fait quatre morts, dont l'assaillant, à Saint-Varent, dans les Deux-Sèvres, les habitants sont sous le choc. La CFDT également. Le syndicat a perdu deux représentants et amis.

La fusillade a eu lieu dans les locaux des carrières, à 2 km du centre-bourg de Saint-Varent
La fusillade a eu lieu dans les locaux des carrières, à 2 km du centre-bourg de Saint-Varent © Radio France - Noémie Guillotin

Silence de plomb aux Carrières Roy ce jeudi matin. Il n'y a ni ballet de camions, ni de convoi de fret, comme il peut y en avoir d'habitude. Sur le parking, une dizaine de salariés. Choqués, ils ne souhaitent pas s'exprimer. 

Ce mercredi, ils ont perdu trois de leurs collègues au cours d'une fusillade. L'assaillant - qui travaillait également dans l'entreprise avant d'être déclaré inapte au travail ce lundi d'après le maire de Saint-Varent - s'est suicidé.

Moins de 24 heures après les faits, les habitants de Saint-Varent sont sous le choc.

"On n'est même plus en sécurité dans nos petites campagnes"

Dans le centre-bourg de Saint-Varent, à deux kilomètres des carrières, règne un mélange d'émotion et de stupéfaction chez les habitants. Ici, tout le monde connait de près ou de loin quelqu'un qui travaille sur le site comme Monique, qui dit avoir eu "très peur". Un sentiment partagé par Suzanne.

C'est un drame. On n'est plus en sécurité même dans nos petites campagnes. - Suzanne, habitante de Saint-Varent

Parmi les victimes, deux représentants syndicaux de la CFDT. La responsable de la branche Construction et Bois de Poitou-Charentes, Catherine Vezien, n'arrive toujours pas à y croire.

La CFDT perd deux représentants syndicaux et amis

"Je ne sais pas si je pourrai m'en remettre", confie Catherine Vezien. Assise derrière son bureau dans les locaux de la CFDT ce jeudi matin, elle peine parfois à trouver ses mots, encore sous le coup de l'émotion.

Jérôme était mon second, il était le trésorier du syndicat. Mais il était aussi mon ami depuis plus de vingt ans. Aujourd'hui je me retrouve face à son bureau, vide. C'est très dur. - Catherine Vezien, responsable de la CFDT Construction Bois des Deux-Sèvres

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Jérôme et Alain étaient bien connus des membres de la CFDT. Valérie Seguin, responsable départementale du syndicat, s'entretenait régulièrement avec eux. Elle ne comprend toujours pas ce qui s'est passé. 

On dit souvent que les représentants syndicaux ne font pas grand chose. Mais on fait ce qu'on peut et c'est très prenant. Et c'est quand même malheureux de perdre la vie simplement parce qu'on a envie d'aider les autres. - Valérie Seguin, responsable de la CFDT des Deux-Sèvres

Alors ont-ils été visés parce-qu'ils étaient des représentants syndicaux ? Ce sera aux enquêteurs de le déterminer. Pour le moment, de nombreuses questions restent en suspens. Mais l'enquête se poursuit pour établir les circonstances de ce drame ainsi que les motivations de l'auteur de ce triple homicide, qui a ensuite retourné son arme contre lui. 

Selon les dernières informations communiquées par la procureure de la République de Niort, l'assaillant avait 37 ans. Il habitait Loudun, dans la Vienne, et vivait seul. Il travaillait depuis 2012 aux carrières Roy. Pas d'antécédent judiciaire ou psychiatrique connu, ni d'addiction. Il était également militant de la CFDT, d'après un communiqué publié par le syndicat.

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