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"C'était un piège" : 24 prévenus devant le tribunal trois ans après une saisie record de cocaïne à Lacanau

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Du 4 au 15 janvier, 24 prévenus sont dans le box des accusés au tribunal judiciaire de Bordeaux, dans une affaire de stupéfiants hors-norme. En novembre 2017, plus d'une tonne de cocaïne est saisie dans une villa de Lacanau. Les suspects accusent deux policiers infiltrés de les avoir piégés.

24 prévenus se trouvent devant le tribunal de Bordeaux dans cette affaire.
24 prévenus se trouvent devant le tribunal de Bordeaux dans cette affaire. © Radio France - Bastien Munch

C'est une histoire digne d'un scénario de série. Depuis le 4 janvier et jusqu'au 15, 24 prévenus sont sur le banc des accusés au tribunal judiciaire de Bordeaux pour une affaire de stupéfiants. En mai 2017, des trafiquants de plusieurs nationalités décident d'importer, dans un premier temps, 79 kilos de cocaïne depuis la Colombie vers Bordeaux. 

Mais ils ne se doutent pas qu'il y a un intrus parmi eux. Surnommé Diego, il s'agit en fait d'un policier français de l'office anti-stupéfiants. L'un de ses homologues de l'agence anti-drogues américaine (DEA) s'est aussi infiltré dans le réseau sous le nom de Francisco. 

On me demande de transférer, je transfère. Ce n'est pas compliqué

Les deux agents vont laisser passer la première livraison, en attendant un plus gros coup. En novembre 2017, plus d'une tonne de cocaïne arrive en Gironde et est stockée dans une villa de Lacanau. Quelques jours plus tard, le coup de filet est inédit : une trentaine de personnes sont interpellées simultanément. "C'était un piège, un complot", répète en boucle l'un des prévenus dans son box, à chaque question du président. Il avoue avoir participé au transfert d'argent, mais uniquement sur demande. "On me demande de transférer, je transfère. Ce n'est pas compliqué", affirme-t-il.

L'infiltration des policiers en question

Tous les prévenus ont peu ou prou le même argumentaire. Lors de chaque livraison, à Bordeaux, Biarritz ou Lacanau, chacun d'eux n'auraient été que des petites mains du trafic. Les prévenus désignent ainsi deux donneurs d'ordre, selon eux très impliqués dans le réseau : Diego et Francisco, les agents infiltrés français et américains. 

D'où vient tout cet argent ?

"L'agence anti-drogues américaine, ce n'est pas une production de cinéma qui fournit les acteurs", riposte le président. Mais la défense n'en démord pas. "Ce qu'on ne comprend pas, c'est d'où vient cet argent", explique Edouard Martial, avocat de l'un des prévenus. "On constate que tous ceux qui participent essentiellement au développement du trafic sont des agents infiltrés. Personne ne les verra jamais, même avec un visage flouté ou une identité qu'on ne connaîtrait pas. On n'a rien !"

"On est en droit de se poser de vraies questions sur les méthodes employées à l'initiative de la DEA américaine la plupart du temps", continue Maître Martial. "On a l'impression que les enquêteurs français ont si peu de moyens que le voisin américain doit venir réguler le trafic de drogue en France." Le procès se clôturera le 15 janvier prochain.      

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