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Cabinet noir anti-Sarkozy : l'Élysée dément

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Par , France Bleu

Le magazine "Valeurs Actuelles" à paraître jeudi évoque de nouveau l'existence d'un cabinet noir au gouvernement. Selon "Valeurs Actuelles", cette cellule serait chargée d'orchestrer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy, et utiliserait pour cela des méthodes illégales. L'Élysée dément mercredi.

Passation Sarkozy Hollande
Passation Sarkozy Hollande © Radio France

"Valeurs Actuelles" revient à la charge et dit cette fois détenir les preuves qu'il existe à l'Élysée un cabinet noir, dans son édition à paraître jeudi 31 octobre. Selon le magazine, cette cellule a illégalement fouillé dans les archives de Nicolas Sarkozy, pour "orchestrer" les affaires judiciaires visant l'ancien président de la République. Une thèse déjà soutenue par "Valeurs Actuelles" en juillet dernier dans un dossier intitulé : "Sarkozy, la chasse à l'homme". Mercredi l'Élysée dément, et affirme avoir répondu à trois reprises à des demandes de juges, dans le plus strict cadre légal.

Le témoignage d'un membre déchu de l'Élysée

Le magazine s'appuie sur un entretien avec Bernard Muenkel. Il était chef du service transmissions et informatiques du gouvernement, et aurait été mis au placard justement pour avoir refusé de collaborer avec cette cellule officieuse. Sur son profil LinkedIn sur internet, Bernard Muenkel se qualifie de "cadre contractuel sans affectation" à la Présidence de la République depuis mai dernier. Il a effectivement été remplacé et l'Élysée ne s'est pas exprimé sur ce changement dans l'organigramme.

Bernard Muenkel affirme qu'on lui a demandé de chercher dans les archives de Nicolas Sarkozy des documents recensant certains noms (Bernard Tapie, Christine Lagarde, Claude Guéant...) et certains mots-clés ("arbitrage", "Crédit Lyonnais"), dans le but de faire fuiter des informations dans la presse, et d'orchestrer les affaires judiciaires pouvant viser le prédecesseur de François Hollande.

Toujours selon "Valeurs Actuelles", tout ça est illégal car les archives de la présidence de Nicolas Sarkozy sont protégées par un protocole d'accord.

Simple respect de la loi pour l'Élysée

L'Élysée réagit dès mercredi pour démentir ces accusations, via un communiqué de presse sur son site internet. Le gouvernement affirme que les seules recherches effectuées dans les archives de la précédente présidence l'ont été de manière totalement légale. Sur demande de la justice, il y aurait eu trois transmissions d'informations au printemps dernier : 

L'une concernant l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, la deuxième au sujet de la fusion des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires, et la dernière sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. À chaque fois, l'Élysée n'aurait puisé que dans les archives disponibles.

Najat Vallaud-Belkacem la porte-parole du gouvernement a ajouté que "la présidence n'a fait que répondre et exécuter les réquisitions qui lui ont été adressées et elle n'est pas allée au-delà de la demande des juges".

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