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Faits divers – Justice

Cadavres, hormones de jument : L214 s'attaque à un élevage de lapins des Deux-Sèvres

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou, France Bleu

L'association publie une vidéo dénonçant le traitement de lapins dans un élevage de Nueil-les-Aubiers, dans les Deux-Sèvres. La vidéo pointe notamment le surpeuplement des cages et l'utilisation massive d'hormones et d'antibiotiques. La filière répond point par point aux accusations.

L214 enquête dans le Poitou
L214 enquête dans le Poitou - L214

Nueil-les-Aubiers, France

Cadavres de lapins, antibiotiques périmés, injections d'hormones de juments dans les corps des femelles... L214 dit avoir enquêté sur un élevage de lapin des Deux-Sèvres basé à Nueil-les-Aubiers. L'exploitation en question compte près de 8.000 lapins destinés à la consommation humaine.

Le porte-parole de l'association L214, Sébastien Arsac, qualifie "d'enfer sur terre" cet élevage poitevin. Les bêtes vivraient entassées dans des cages. Selon l'association, l'espace laissé à chaque animal ne mesure parfois que 20 cm de large. Le grillage provoquerait des blessures chez certains lapins qui s'y coincent les pattes.

De nombreux médicaments apparaissent dans la vidéo. C'est le cas du Vetmulin 162, un antibiotique normalement administré aux porcs. L’élevage semble également utiliser des hormones extraites de sang de juments gestantes, la PSMG. La substance serait destinée, d'après l'association, à homogénéiser les cycles d'ovulation des lapines. Une opération qui permettrait de toutes les féconder le même jour par insémination artificielle.

Selon Sébastien Arsac (L214), interrogé par France Bleu Poitou, ce qu'il se passe dans cet abattoir n'est pas un cas isolé : "C'est un mode d'élevage intensif que nous dénonçons, on le retrouve ailleurs. A peu près un quart de ces animaux meurent avant d'avoir atteint l'âge d'abattage". 

La filière se défend 

Contacté, l'éleveur poitevin nous a renvoyés vers le Comité Interprofessionnel du Lapin (CLIPP) et sa dirigeante Emilie Gillet. Il a porté plainte pour intrusion sur son exploitation. 

Pour ce qui est de l'élevage en cage, la directrice du CLIPP affirme que des réflexions sont en cours : "La filière travaille pour développer des modèles d'élevage alternatifs à la cage qui permettraient de mieux prendre en compte le bien-être animal". Même son de cloche du coté des médicaments, Emilie Gillet affirme qu'entre "2010 et 2015, la fréquence de traitement a diminué de moitié sur les élevages en France". 

Développer des modèles d'élevage alternatifs

En revanche, la directrice du CLIPP botte en touche sur l'usage des hormones : elle affirme ne pas avoir assez d'éléments pour s'exprimer.

Les chiffes de l'ANSES confirment une baisse massive de l'utilisation d'antibiotiques ces dernières années sur ces animaux. En revanche, le lapin reste de très loin l'animal le plus exposé à ces traitements dans les élevages français : 356,52 mg/kg de viande de lapins contre 14,07 mg/kg pour les bovins, ou encore 64,33 mg/kg pour les porcs (chiffre disponible sur le site de l'ANSES).

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