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Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Caen : plus de trois ans de prison ferme pour un "gilet jaune"

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu

Un quadragénaire caennais a été reconnu coupable de violences contre les forces de l'ordre lors de trois manifestations de "gilets jaunes" à Mondeville et Caen. La justice a prononcé trois ans et trois mois de prison ferme au regard des faits mais aussi de son lourd casier judiciaire.

Un Gilet Jaune condamné à 3 ans et 3 mois de prison fermes ce mercredi à Caen
Un Gilet Jaune condamné à 3 ans et 3 mois de prison fermes ce mercredi à Caen © Radio France - Didier CHARPIN

Caen, France

Serge, chômeur de 43 ans, a comparu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Caen, pour son implication dans des violences commises lors de trois manifestations de "gilets jaunes". Le 8 décembre à Mondeville puis les deux premiers samedis de janvier à Caen. L’accusation s’est appuyée sur des images de vidéo-protection montrant à chaque fois le même homme équipé d’un masque, de chaussures rouges et blanches très reconnaissables, et... d’un lance-pierre. 

"J’ai bugué"

Le prévenu reconnaît qu’il n'était pas un "gilet jaune" de la première heure. Il ne tient d'ailleurs aucun discours social ou politique "J'ai bugué quand j'ai vu à la télé les violences policières contre les 'gilets jaunes'" explique-t-il devant le tribunal. "J'ai pris mon lance-pierre pour aller dans les manifs. Pour viser les forces de l'ordre, les faire reculer pour permettre d'évacuer les manifestants blessés" dit-il. Une participation organisée : il était équipé d'un casque, d'un masque chirurgical et, sur Facebook, il lançait des appels aux autres manifestants pour qu'ils le fournissent en projectiles. « Venez avec de petites billes et des boulons, rendez-vous à 13 heures, j’ai un casque gris » disait-il sur le réseau social. Au total il reconnait avoir lancé des centaines de billes et d'écrous sur les forces de l'ordre. Quand la présidente lui fait remarquer que ces projectiles étaient dangereux il répond "mais non, les CRS et les gendarmes mobiles ont des casques et des boucliers, ils ne risquaient rien !' Mais un policier, blessé à un pouce, s'est vu prescrire dix jours d'ITT. Le prévenu ne retient pas un soupir d’agacement… avant de se faire sèchement reprendre par la présidente du tribunal.

18 mentions sur son casier judiciaire

"Cet homme a le profil type du casseur" affirme le procureur. "Il fait partie de ceux qui ont décrédibilisé le mouvement des 'gilets jaunes'". Le Ministère public rappelle aussi le casier judiciaire du prévenu : 18 mentions pour d'autres violences mais aussi trafic de stupéfiant ou encore conduite sans permis. Un large panel de délits auquel il faudra ajouter usurpation d’identité : lors de son interpellation il a donné le nom… de son frère ! "Lui n’a aucune mention, il ne risquait rien" tente-t-il de se justifier. Son avocate rappellera que Serge n’a jamais commis de dégradation publique - "il n’est pas un casseur !" - avant d’expliquer qu’il souffre toujours des conséquences d’une violente agression subie en 2015. Peine perdue : le tribunal prononce trois ans de prison ferme pour les violences contre les forces de l’ordre et trois mois ferme pour la fausse identité. 

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