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Faits divers – Justice DOSSIER : Les migrants de Calais

Rixes entre migrants à Calais : "Un degré de violence jamais atteint", selon Gérard Collomb

jeudi 1 février 2018 à 17:48 - Mis à jour le vendredi 2 février 2018 à 7:55 Par Antoine Sabbagh, France Bleu Nord et France Bleu

18 migrants ont été blessés, dont quatre par balles, jeudi après-midi à Calais lors de deux rixes qui ont impliqué une centaine d'exilés. Pour les associations la tension ne fait que monter ces dernières semaines. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, est sur place depuis jeudi soir.

Affrontements entre migrants à Calais
Affrontements entre migrants à Calais © Maxppp - Johan Ben Azzouz

Calais, France

La première rixe s'est déroulée vers 14h30 à la fin de la distribution des repas par les associations près de l'hôpital de Calais. La bagarre a impliqué une centaine de migrants. Une deuxième rixe a éclaté en fin d'après-midi. 18 personnes ont été blessées lors des affrontements. Quatre sont entre la vie et la mort, d'après le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Plusieurs blessés par balles 

Selon les associations, des Kurdes et des Afghans s'en seraient pris à des Érythréens. Des coups de feu ont été tirés. Pour Yann Manzi, membre de l'association Utopia 56, il faut voir derrière cette rixe un affrontement entre passeurs pour contrôler des territoires.

Une rixe pour contrôler des territoires

"Dès que des coups de feu sont tirés, il y a des passeurs derrière. C'est peut-être une rixe pour contrôler des territoires où ils font monter des migrants. Ou ça peut être un coup de pression des passeurs pour obliger les migrants à payer. En tout cas c'est très violent et vraiment choquant et ça montre que la tension monte ces dernières semaines à Calais", explique  le fondateur de l'association. 

La dernière rixe avec armes à feu date de novembre dernier. Mais selon les associations, la tension s'accentue à Calais depuis quelques semaines. Depuis la visite d'Emmanuel Macron, le nombre de migrants aurait augmenté. Ils seraient 800 à 900 selon les bénévoles. 

Jeudi matin, la police a ramassé des tentes et des couvertures d'un campement situé près de l'ancienne Jungle, ce qui peut également expliquer la rixe de jeudi après-midi. 

Un degré de violence jamais atteint

Dans la soirée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est rendu à Calais, pour rencontrer la maire de la ville, les forces de sécurité et de secours, et le préfet. Il est arrivé sur place un peu après minuit. 

"C’est un degré de violence jamais connu", a déclaré le ministre, "Aujourd’hui la loi du plus fort, elle se fait avec des armes à feux. C'est exceptionnellement grave"

A ses côtés, la maire de Calais Natacha Bouchart met en cause la distribution des repas par les associations et elle réclame l'expulsion immédiate des migrants qui se sont battus. "On ne peut plus supporter ça. On peut pas continuer à laisser ces migrants se battre entre eux", a-t-elle estimé.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est toujours à Calais ce vendredi matin. Il organisait une réunion de travail à partir de 7h.