Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Cambriolage et fusil braqué sur des policiers à Rennes : prison ferme pour deux frères

-
Par , France Bleu Armorique

Deux frères de 35 et 40 ans, issus de la communauté des gens du voyage, étaient jugés ce mardi 16 juin au tribunal correctionnel de Rennes. Jeudi dernier, le plus jeune a pointé une arme sur quatre policiers venus interpeller son frère après un cambriolage. Ils ont écopé de peines de prison ferme.

La cité judiciaire de Rennes.
La cité judiciaire de Rennes. © Radio France - Benjamin Fontaine

Vendredi 12 juin, une cinquantaine de policiers intervenaient sur l'aire des gens du voyage de l'avenue Gros-Malhon à Rennes pour interpeller un homme de 35 ans. La veille au soir il avait menacé quatre policiers avec un fusil de chasse alors que ces derniers étaient en train d'arrêter son frère après un cambriolage dans les locaux de l'association "Envie 35". Les deux hommes ont été jugés ce mardi 16 juin par le tribunal correctionnel de Rennes.

Un cambriolage suivi d'une course-poursuite

Tout commence vers 22h30, rue de la Donelière, quand un voisin de l'association "Envie 35", spécialisée dans le recyclage d'appareils ménagers, s'aperçoit que les locaux de l'entreprise sont en train d'être cambriolés. L'homme prévient la police qui arrive rapidement sur place et prend en chasse une Twingo rouge avec deux hommes à bord. La voiture grille un feu rouge et se dirige vers l'aire des gens du voyage de l'avenue Gros-Malhon. Une fois arrivée à bon port, deux hommes s'échappent du véhicule.

L'un d'eux part se cacher dans une caravane et l'autre est interpellé. "Je ne sais pas ce qui m'a pris ce soir-là. J'avais bu. J'étais avec un autre gars, on était partis pour acheter des cigarettes et finalement on est allés cambrioler. C'était une bêtise. En plus je connais bien le gérant de l'association, il est gentil et arrangeant," explique le conducteur de la Twingo, un dénommé Aubin, 40 ans, père de quatre enfants. 

Dans la voiture, un coffre-fort avec 1.500 euros en liquide est retrouvé ainsi qu'un burin, un pied de biche et un tournevis. "Ils me servent pour donner des coups dans mon démarreur quand la voiture ne démarre pas," explique celui qui depuis peu s'est lancé dans le recyclage de palettes en bois. La réponse ne convainc pas vraiment le procureur.

C'est la deuxième fois en 20 ans que je sors mon arme.

Alors qu'il est en train d'être menotté par les hommes de la Bac et que deux autres policiers arrivent en renfort, Marc, son frère, sort en furie de son mobil-home et vient pour libérer son aîné. Les agents utilisent alors du gaz lacrymogène pour le repousser. Vexé, l'homme repart chez lui mais ressort avec une arme de chasse. Les versions divergent alors. 

Selon les policiers, le trentenaire les aurait mis en joue. "C'est faux, je n'ai visé personne, je tenais mon arme vers le bas. J'ai demandé à ce qu'ils partent de chez moi. Ils sont venus me gazer sur ma terrasse alors que je buvais du rosé avec ma femme. Ça m'a énervé. Je voulais qu'ils partent mais l'arme n'était pas chargée," assure-t-il, reconnaissant lui aussi avoir "déconné".

Des casiers judiciaires bien garnis

Les policiers assurent avoir été menacés et insultés. Au moment de l'altercation, la tension est telle que les agents de la Bac sortent leur arme. "C'est la deuxième fois en vingt ans en ce qui me concerne," raconte l'un d'eux devant les juges. Il faudra l'intervention d'un autre habitant du camp pour calmer le récalcitrant qui sera finalement cueilli au petit matin.

"Il s'en est fallu de pas grand-chose pour que le coup de feu parte", souligne le procureur qui regrette aussi les mensonges des deux prévenus au casier bien chargé. 24 condamnations en 15 ans pour le plus âgé, Aubin, pour des vols, menaces de mort, conduite sous l'emprise de l'alcool. Il est sorti de prison le 20 mars dernier en plein confinement. Son frère affiche aussi un casier judiciaire bien dodu contenant 12 mentions (violences conjugales, menaces de mort, refus d'obtempérer).

De nouvelles menaces à l'audience

Lors de l'audience, les deux hommes n'ont cessé de reprocher aux policiers d'avoir menti pour "charger" leur dossier. Le plus âgé des frères, impliqué dans le cambriolage, écope de deux ans de prison. Trois ans pour le plus jeune. A l'énoncé de sa peine, il n'a pas hésité à menacer le président en lançant "je vais tuer tes morts".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess