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Faits divers – Justice

Cambriolages et violences sexuelles en forte hausse en 2018 en Indre-et-Loire

vendredi 8 février 2019 à 18:50 Par Boris Compain, France Bleu Touraine

Les cambriolages ont augmenté de plus de 40% à Tours et dans quatre villes voisines, en 2018. L'année a aussi été marquée par une forte hausse du nombre de violences sexuelles, mais cette augmentation pourrait, paradoxalement, être surtout le signe que la parole des victimes se libère.

Les atteintes aux personnes ont augmenté de 15%. En revanche, les atteintes aux biens sont restées stables, en 2018, en Touraine
Les atteintes aux personnes ont augmenté de 15%. En revanche, les atteintes aux biens sont restées stables, en 2018, en Touraine © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Indre-et-Loire, France

Des cambriolages et des violences sexuelles en forte hausse : ce sont les deux éléments les plus marquants du bilan de la délinquance 2018 en Indre-et-Loire.  Un bilan présenté vendredi après-midi par la Préfète et les responsables de la police et de la gendarmerie, qui en ont profité pour confirmer que le dossier tourangeau a été retenu parmi les nouveaux Quartiers de Reconquête Républicaine annoncés le même jour par le ministre de l'Intérieur.

Les atteintes contre les personnes en hausse de 14,93%

Globalement, les atteintes contre les personnes ont augmenté de près de 15% l'an dernier. C'est important, d'autant que concrètement, ça représente 450 faits de plus que l'année précédente. Ce qu'il faut souligner, tout de même, c'est que l'Indre-et-Loire reste un département nettement plus calme que la moyenne nationale.

Ce qui frappe, cette année, c'est l'augmentation des violences sexuelles : +24%, avec 474 faits déclarés. Une hausse qui s'explique en grande partie par la médiatisation des affaires Weinstein, #metoo et #balancetonporc. Les victimes ne se taisent plus : dans 6 cas sur 10, les plaintes pour violences sexuelles déposées auprès des gendarmes concernent des faits qui se sont déroulés avant 2018.   

Plus de 2 800 cambriolages, avec une très forte augmentation en zone police

En revanche, les atteintes aux biens, elles, sont restées stables. Il y a tout de même eu 17 782 vols, dégradations ou cambriolages recensées. Des cambriolages, il y en a eu 2 804 l'an dernier, en Indre-et-Loire : 10% de plus qu'en 2017, avec d'importantes disparités puisque la hausse atteint 40% en zone police, c'est à dire à Tours et dans 4 villes voisines.

Bientôt des effectifs de police supplémentaires pour sécuriser le Sanitas, la Rabière et la Rabaterie

Il faut aussi retenir que l'agglo de Tours a été sélectionnée ce vendredi pour être QRR, c'est-à-dire Quartier de Reconquête Républicaine. Des policiers supplémentaires vont être nommés en Indre-et-Loire, cette année, pour sécuriser le Sanitas, à Tours, la Rabaterie, à St Pierre des Corps, et la Rabière, à Joué-les-Tours. 20 000 personnes vivent dans ces trois quartiers gangrenés par les petits trafics.  Pour l'instant, on ne sait pas combien d'agents rejoindront les 500 policiers déjà basés en Indre-et-Loire, mais ils devraient arriver cette année

Les maires de Saint-Pierre-des-Corps, Joué-les-Tours et Tours étaient présents à cette conférence de presse. Ils se sont félicités que le dossier tourangeau ait été retenu pour ce nouveau dispositif, tout en reconnaissant que la situation au Sanitas, à la Rabière et la Rabaterie n'est pas aussi préoccupante que dans la plupart des 16 autres nouveaux QRR, comme à Grigny, dans l'Essonne, ou aux Mureaux, dans les Yvelines.

Selon la Préfète, Corinne Orzéchowski, le fait d'être parmi les nouveaux QRR va par ailleurs permettre aux forces de l'ordre de travailler différemment, et plus efficacement : "Par exemple, sur la question des trafics. On sait que c'est ce qui abime beaucoup le quartier, ce qui entraîne beaucoup de jeunes qui pourraient faire autre chose. Vous avez un service spécialisé, la Police Judiciaire, qui lutte contre les trafic de drogue, de stupéfiants, de prostitution et d'armes aussi. Et à côté de ça, vous avez la police nationale, les polices municipales, qui connaissent bien le quartier aussi. Chacun travaillaient dans son coin. Maintenant, tous vont travailler ensemble, sur du renseignement, pour que la chasse aux trafiquants soit plus rapide".

La Préfète a par ailleurs décidé que les associations majeures qui exercent au Sanitas, à la Rabière et à la Rabaterie auront maintenant une visibilité sur 3 ans des subventions versées par l'état, au lieu de devoir organiser des choses chaque année sans savoir de quel budget elles disposeraient l'année suivante.