Faits divers – Justice

Les caméras de protection à Romans-sur-Isère à l'origine de 270 interventions en trois mois

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Drôme-Ardèche dimanche 16 octobre 2016 à 7:00

Le Centre de Supervision Urbaine, où arrivent les images des caméras, lors de son inauguration en avril dernier.
Le Centre de Supervision Urbaine, où arrivent les images des caméras, lors de son inauguration en avril dernier. © Radio France

Six mois après leur installation, les caméras de vidéo-protection prouvent leur efficacité à Romans-sur-Isère (Drôme). Depuis le mois de juillet, plus de 250 interventions ont été réalisées suite à des faits relevés grâce aux 40 caméras, et plus de 30 personnes ont été interpellées.

Ce samedi 15 octobre, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans, remettait officiellement à la police municipale le nouveau fanion, l'emblème des forces municipales. Une cérémonie solennelle, avec présentation des effectifs, défilé au pas, Marseillaise, trompettes et discours, pour finir. Élocutions lors desquelles madame le maire se félicitait de l'augmentation des forces de la police municipale, et monsieur Costaglioli, de la préfecture, relevait avec précision la baisse des atteintes aux biens et des cambriolages à Romans-sur-Isère. Moins 13,5 % pour la délinquance, mois 20% pour les cambriolages sur les 9 premiers mois.

Une interpellation tous les 3 jours grâce aux caméras

Une réussite pour la mairie, qui a fait de la sécurité en ville une de ses priorités. Et qui a investi énormément dans les ressources humaines - "le plus important ce sont les patrouilles, les moyens humains, la brigade de nuit", selon Marie-Hélène Thoraval - mais aussi dans un système de vidéo "protection" (et non pas surveillance) coûteux. Un million trois cent mille euros pour un peu moins de cinquante caméras, et des images envoyées vers un Centre de Supervision Urbaine (le CSU).

Où sont situées les caméras, et pourquoi ? Les explications de Marie-Hélène Thoraval.

Et ce système s'avère efficace. "Depuis le mois de juillet nous avons envoyé notre équipe en intervention 270 fois grâce aux caméras de protection", explique Romuald, le responsable de ce CSU. Le tout pour trente interpellations avec mise en garde à vue, soit une tous les trois jours environs. Et même si la maire de la commune comme le directeur de la prévention et de la sécurité préfèrent mettre en avant les moyens humains, la coïncidence entre la baisse des chiffres de la délinquance et l'arrivée des caméras est réelle. Reste à confirmer le résultat sur la durée, et sur d'autres communes.

Le fonctionnement du centre de supervision urbaine, par son responsable, Romuald.

Partager sur :