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Faits divers – Justice

Cannabis et cocaïne : un vaste réseau de 17 personnes est jugé à Brive

jeudi 28 juin 2018 à 19:08 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

Dix-sept prévenu(e)s sont jugé(e)s depuis ce jeudi matin par le tribunal correctionnel de Brive dans le cadre d'un vaste trafic de drogue. Ils et elles doivent répondre principalement d'achat, vente et possession de stupéfiants. Les enquêteurs ont établi que deux branches étaient à l'oeuvre.

Le trafic concerne des ventes de cannabis et de cocaïne (photo d'illustration)
Le trafic concerne des ventes de cannabis et de cocaïne (photo d'illustration) © Maxppp - Julio Pelaez

Brive-la-Gaillarde, France

Ils et elles sont 17 à comparaître mais ils ne sont pas autant à assumer. Et le tribunal correctionnel de Brive aura bien du mal à savoir précisément qui a fait quoi dans cette vaste affaire de trafic de drogue jugée depuis ce jeudi et jusqu'à ce vendredi. 17 personnes, hommes et femmes, doivent répondre de leur implication dans ce trafic établi sur la cité gaillarde entre janvier 2016 et le milieu de l'année 2017. L'enquête a déterminé que deux branches existaient, et qu'elles avaient des connexions entre elles. Mais c'est loin d'avoir été aussi net lors de la première journée d'audience.

Deals en centre-ville

Une des deux branches est quand même un peu plus bavarde que l'autre. Aussi bien "Kokoche", 26 ans, vendeur principal présumé, que ses clients. Oui, il a bien vendu du cannabis dans un immeuble (rue de Turenne) du centre-ville à plusieurs résidents des appartements. Mais il conteste les quantités, notamment les 7.000kg, d'une valeur de 35.000€, qu'il aurait vendu sur la période à une cliente. Il ne nie pas, en revanche, les plus ou moins 18.000€ de bénéfice réalisés. "Un vice pour ne plus dépendre de mes parents" explique-t-il.  Ses acheteurs de l'immeuble réfutent le mot "vente de drogue", ils parlent eux de "dépannage" aux autres mais n'hésitent pas à prendre leur bénéfice pour financer en partie leur consommation. 

"Des calomnies à mon égard"

L'autre branche est au contraire taiseuse. Peu de noms sortent. Peut-être à cause de la méfiance que suscite "Zaq", le présumé vendeur principal. Il est en détention provisoire depuis plus d'un an maintenant, et ce trait de caractère revient dans la bouche de plusieurs clients à la barre. Sa compagne évoque, elle, plutôt une tendance à être impulsif. Malgré les écoutes téléphoniques et les rendez-vous établis, malgré une trace ADN retrouvée sur un gant, l'homme nie en bloc. "Des calomnies à mon égard, je n'ai rien à faire là dedans", dit-il au tribunal. Quand aux connexions entre les deux branches, l'une affectée à la vente de cannabis, l'autre plutôt à la cocaïne, tout le monde conteste. Et la présidente du tribunal se heurte à deux murs.

Déroulé de la journée

Le déroulé de la journée est à retrouver sur le fil Twitter de France Bleu Limousin