Faits divers – Justice

Cannes doit retirer à son tour son arrêté anti-burkini

Par Violaine Ill, France Bleu Azur et France Bleu mardi 30 août 2016 à 16:53

La police municipale surveillant une plage cannoise le 11 août pour faire appliquer l'arrêté anti-burkini.
La police municipale surveillant une plage cannoise le 11 août pour faire appliquer l'arrêté anti-burkini. © Maxppp -

L'avis du Conseil d’État a été suivi ce mardi par le tribunal administratif de Nice qui a fait marche arrière et a invalidé l'arrêté municipal de Cannes interdisant le burkini sur les plages de la ville azuréenne.

Ce n'est pas une surprise : l'avis du Conseil d'État a été déterminant sur la décision des juges du tribunal administratif de Nice.

Après avoir à la fois donné le feu vert à l'arrêté anti-burkini à Villeneuve-Loubet puis validé l'interdiction de baignade en vêtement de bain intégral sur les plages de Cannes, les juges niçois ont dû revoir leur copie en prenant compte de l'avis du Conseil d'État.

Le 28 juillet dernier, David Lisnard,  le maire de Cannes avait pris cet arrêté affiché sur les panneaux municipaux. Un arrêté "nécessaire et adapté" avait estimé le tribunal en tenant compte du caractère particulier de la Côte d'azur après l'attentat de Nice.

Aucun trouble à l'ordre public

Mais le Conseil d'État en a décidé autrement. Il n'y a pas eu de troubles à l'ordre public, selon la haute juridiction qui a mis un coup d'arrêt à ces arrêtés anti-burkini.

"C'est encourageant", se félicite l'avocat du comité contre l'islamophobie Maître Sefen Guez Guez qui se dit "confiant pour les nouvelles audiences" prévues notamment contre l'arrêté pris par la ville de Nice.

Le comité contre l'islamophobie a annoncé lundi avoir assigné en justice quatre villes de la Côte d'Azur : Nice, Menton, Roquebrune-Cap-Martin et Fréjus qui ont pris ces dernières semaines des arrêtés interdisant le port du burkini sur les plages.

Davis Lisnard prend acte

Le maire de Cannes a pris acte de la décision, mais pour lui, le problème reste "entier". Il demande une loi "soit pour interdire le burkini sur tout le territoire, soit pour permettre aux maires de le faire selon les circonstances locales".

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