Faits divers – Justice

Cargo échoué à Anglet : 20 tonnes de carburant "vraisemblablement" dispersées

Par Marina Cabiten, France Bleu jeudi 6 février 2014 à 15:57

Le cargo espagnol le Luno s'échoue sur une plage d'Anglet.
Le cargo espagnol le Luno s'échoue sur une plage d'Anglet. © Radio France - Bixente Vrignon

Vingt tonnes de carburant se seraient dispersées dans la mer suite à l'échouage d'un cargo à Anglet, mercredi. C'est le sous-préfet de Bayonne qui a évoqué cette fuite jeudi, il estime que les plages ne seront pas <em>"directement"</em> polluées.

Faut-il craindre une pollution du littoral basque, après qu'un cargo espagnol pris dans la tempête se soit échoué mercredi à Anglet ? Au lendemain de l'accident, le sous-préfet de Bayonne a voulu rassurer lors d'une conférence de presse.

Le carburant s'est "vraisemblablement" dispersé

Faute d'avoir pu jusqu'ici accéder à l'arrière du Luno, le sous-préfet n'a pu qu'estimer l'étendue des dégâts. Il a évoqué vingt tonnes de carburant qui se seraient "vraisemblablement " dispersées dans la mer la nuit dernière en raison de la houle, sans polluer "directement" les plages. La cellule technique du Centre de lutte antipollution estime que le carburant stocké dans cette partie du navire,"plus léger que l'eau" , "flotte et s'étend à la surface en des milliers de micro-gouttelettes qui se diluent dans l'eau" .

Les résultats des prélèvements d'eau réalisés par l'Agence régionale de santé sont attendus sous 24 heures.

À venir : pompage et démantèlement

Après un premier échec dans la nuit de mercredi, une nouvelle tentative était prévu jeudi après-midi pour accéder à la partie arrière du cargo. Le but : vérifier si les 70 tonnes de gazole stockées dans cette partie de l'épave s'y trouvent toujours, et si oui étudier les moyens de pompage possibles. Une société néerlandaise, mandatée par l'assureur de l'armateur et spécialisée dans la prise en charge de bateaux en grande difficulté, serait alors chargée de l'opération.

Pompage et démantèlement peuvent prendre jusqu'à trois semaines selon le capitaine du navire brisé en deux.

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