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Faits divers - Justice

Carlos Ghosn ne sera pas extradé au Japon s'il revient en France

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Carlos Ghosn ne sera pas extradé s'il vient en France a confirmé jeudi la secrétaire d'État à l'Économie sur BFMTV. L'ancien patron de Renault-Nissan s'est réfugié au Liban après avoir fui le Japon où un procès l'attendait. Le Liban a reçu une demande d'arrestation d'Interpol.

Carlos Ghosn ne sera pas extradé s'il vient en France, a assuré jeudi 2 janvier 2020 la secrétaire d'État française à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher
Carlos Ghosn ne sera pas extradé s'il vient en France, a assuré jeudi 2 janvier 2020 la secrétaire d'État française à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher © AFP - ERIC PIERMONT

Accusé de malversations financières, l'ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, qui a fui le Japon pour le Liban, ne sera pas extradé s'il vient en France, a confirmé jeudi la secrétaire d'État française à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher sur BFMTV. "La France n'extradie jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à Mr Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser que Mr Ghosn n'a pas à se soustraire à la justice japonaise", a-t-elle indiqué.

"Nous sommes toujours, pour n'importe quel Français, dans une posture d'assistance consulaire. Nous l'avons été pour M. Ghosn quand il avait des problèmes de médicaments ou quand il s'est agi d'expliquer aux autorités japonaises qu'étant un peu affaibli on préférait améliorer ses conditions de détention", a ajouté Agnès Pannier-Runacher.

Sept personnes arrêtées en Turquie

Après le Japon, la Turquie a ouvert une enquête pour comprendre comment l'homme d'affaires, qui était assigné à résidence, a pu quitter l'archipel nippon pour se rendre au Liban en passant par Istanbul. Selon l'agence de presse DHA, sept personnes soupçonnées de l'avoir aidé, dont quatre pilotes, ont été interpellées dans la capitale économique turque.

D'après le quotidien turc Hürriyet, Carlos Ghosn aurait transité par l'aéroport Atatürk, aujourd'hui fermé aux vols commerciaux mais encore utilisé par des appareils privés, avant de gagner le Liban à bord d'un jet privé.

Demande d'arrestation d'Interpol

Le Liban a par ailleurs reçu une demande d'arrestation d'Interpol pour Carlos Ghosn. "Le parquet général (...) a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn", a indiqué Albert Sarhane, cité par l'agence de presse officielle ANI. 

Interpol n'émet pas de mandats d'arrêt et ne peut déclencher ni enquêtes ni poursuites, mais les pays membres et les tribunaux internationaux peuvent demander la publication de "notices rouges". Ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux. 

Les autorités libanaises avaient déjà annoncé que M. Ghosn était entré "légalement" dans le pays, avec un passeport français et une carte d'identité libanaise, selon une source à la présidence. De son côté, la Sûreté générale avait assuré que rien n'imposait "l'adoption de procédures à son encontre" ni "l'exposait à des poursuites judiciaires" au Liban. Le ministère libanais des Affaires étrangères avait rappelé qu'il n'existait pas d'accords de "coopération judiciaire" ou d'extradition avec le Japon. 

Une fuite orchestrée par une société privée ?

Arrêté à Tokyo en novembre 2018, Carlos Ghosn devait être jugé au Japon à partir d'avril 2020. Le chef d'entreprise le mieux payé au Japon fait l'objet de quatre inculpations, deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet) et deux autres pour abus de confiance aggravé. L'ancien magnat de l'automobile, détenteur des nationalités libanaise, française et brésilienne, a toujours nié toutes ces accusations, assurant avoir fui un "système judiciaire japonais partial".

Les circonstances de sa fuite restent obscures. L'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn a affirmé jeudi avoir organisé "seul" son départ. "Ma famille n'a joué aucun rôle", a-t-il expliqué dans un communiqué, "les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle (...) sont fausses et mensongères." D'après des membres de son entourage interrogés par l'agence Reuters, l'évasion aurait été orchestrée par une société privée. 

Carlos Ghosn : sa fuite du Japon au Liban - Visactu
Carlos Ghosn : sa fuite du Japon au Liban © Visactu
Biographie de Carlos Ghosn - Visactu
Biographie de Carlos Ghosn © Visactu
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