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CARTE – Après l’incendie de l’usine Lubrizol, voici les sites classés Seveso en Gironde

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Par , France Bleu Gironde

Une semaine après l'incendie à Lubrizol, près de Rouen, voici les sites industriels Seveso surveillés près de chez vous, en Gironde, et répertoriés par le ministère de la transition écologique car ils stockent ou produisent des matières dangereuses.

Yara France, une usine de production d'engrais située sur le Bec d'Ambès, est classée Seveso seuil haut.
Yara France, une usine de production d'engrais située sur le Bec d'Ambès, est classée Seveso seuil haut. © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST / FABIEN COTTEREAU

La catastrophe de Lubrizol à Rouen jeudi dernier sur un site Seveso, a mis en lumière les sites industriels où sont stockés et/ou manipulés des matières dangereuses en France et laisse de nombreuses questions en suspens. Parmi elles : la possibilité qu’une telle catastrophe se produise aussi en terre girondine. 

La Gironde recense 34 sites classés Seveso par le ministère de la transition écologique et solidaire dont 18 en seuil haut. Découvrez où ils se trouvent dans la carte ci-dessous.

Qu'est-ce qu'un site classé Seveso ?

Le classement dit "Seveso", issu d’une direction européenne du même nom, permet d’identifier les entreprises qui exercent une activité industrielle représentant des risques d'incident majeur. Celles-ci sont ainsi soumises à une réglementation très encadrée qui vise à identifier et à prévenir les risques d’accidents pour en limiter l’impact. Le classement possède deux seuils, le seuil bas et le seuil haut, qui correspondent aux degrés de dangerosité industrielle. 

Lorsqu'un site est classé Seveso, il doit y être maintenu un haut niveau de prévention. Des rapports doivent permettre par exemple l'élaboration de Plans de secours en cas de catastrophe. Le site industriel est contrôlé par la DREAL, la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement. Le nom Seveso vient d'une série de directives européennes prises à la suite d'une catastrophe qui a eu lieu à Seveso, en Italie, en 1976, qui engendra un rejet massif de dioxine dans l'environnement.

A Ambès, 8 sites classés Seveso

La zone industrielle du Bec d’Ambès, point de confluence entre la Garonne et la Dordogne, concentre à elle seule 8 sites classés Seveso. Parmi eux : 6 en seuil haut, comme la Société Pétrolière du Bec d’Ambès (SPBA) ou Yara France, une usine qui produit des engrais et des fertilisants. Les 2 entreprises restantes sont classées Seveso seuil bas, comme la société Lucien Bernard, un distillateur, éleveur et négociant de Brandy pur vin. 

C’est vrai qu’on nous dit qu’il n’y aura pas de problème. Mais quand ça arrive, comme à Rouen, c’est quand même un gros truc … - Ginette

Parole aux habitants d’Ambès

Justement, comment les Ambésiens vivent-ils au quotidien cette proximité avec plusieurs sites potentiellement dangereux ?

Ginette habite depuis plus de 50 ans avec son mari à Ambès. "Il y a une inquiétude certaine, permanente, reconnaît-elle. Mais on ne vit pas uniquement avec ce problème en tête". Leur maison se situe près de Yara France, l’usine Seveso seuil haut qui fabrique des engrais. "C’est vrai qu’on nous dit qu’il n’y aura pas de problème. Mais quand ça arrive, comme à Rouen, c’est quand même un gros truc …", souffle-t-elle.

Michel est, lui, est plus pragmatique face à la possibilité qu’un accident industriel se produise sur sa commune. "J’y pense pas, je m’en fous. Quand ça arrivera, ça arrivera ; on pourra pas faire autrement". Il explique que s’il se met à penser à tous les risques qu’il encourt au cours d’une journée, il ne vivra plus après. Et conclut : "On a choisi de vivre à Ambès, on sait pourquoi"

Reportage auprès des habitants d'Ambès

Amaëlle Brignoli

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