Faits divers – Justice

Cases-de-Pène: tentative d'enlèvement ou dispute qui tourne mal?

Par Marion Paquet, France Bleu Roussillon samedi 28 février 2015 à 17:02

Voiture de gendarmerie (illustration)
Voiture de gendarmerie (illustration) © Maxppp

Ce vendredi soir, à Cases de Pene, des témoins ont alerté la gendarmerie, disant avoir vu une jeune femme se faire enlever par deux hommes, embarquer de force dans le coffre d'une voiture. Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les circonstances floues de cette agression, pour laquelle la victime n'a pas déposé plainte.

Les gendarmes sont intervenus ce vendredi soir à Saint-Paul-de-Fenouillet, alertés par des témoins qui leur ont signalé une tentative d'enlèvement . Au peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Rivesaltes, ces personnes ont dit avoir vu deux hommes coucher une femme à terre, la frapper violemment et l'embarquer de force dans le coffre d'une voiture . Ils seraient ensuite partis  à toute vitesse en direction de Saint-Paul-de-Fenouillet, là où les gendarmes les ont arrêtés, grâce à un barrage.

A Saint-Paul-de-Fenouillet, les habitants de l'avenue Jean Moulin, sur la D117, ont tous entendu "les sirènes" et vu "les voitures de gendarmes, suivies d'un camion de pompiers" . Certains disent également avoir vu "deux hommes menotés par les forces de l'ordre, à terre au niveau du rond-point" . Les deux hommes ont été placés en garde-à-vue et la jeune femme a été libérée, avec des blessures sur le visage . Elle a refusé d'être prise en charge par l'ambulance des pompiers.

Une enquête judiciaire vient d'être ouverte mais pas pour tentative d'enlèvement. La victime nie avoir été enlevée, d'après le parquet de Perpignan qui précise également que la jeune femme n'a pas été mise dans le coffre de la voiture mais sur la banquette arrière. Par ailleurs, elle connaîtrait l'un des ravisseurs présumés, mais pas les deux. La jeune femme n'a pas porté plainte . Les enquêteurs ne savent pas comment les trois personnes se sont retrouvées à Case-de-Pene, ni pourquoi ils se sont violemment disputés.