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Faits divers – Justice

Casse de Bessières : le "cerveau" s'était vu refuser un prêt par la banque

mardi 2 octobre 2018 à 19:48 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie

Au coeur du procès qui se tient à Bordeaux, Pascal Teso, considéré comme le "cerveau" du gang. Cet homme de 48 ans reconnait sans problème la paternité du cambriolage. Teso qui n'est pas un taiseux : il a beaucoup parlé devant le tribunal ce mardi.

Devant l'agence du Crédit Agricole de Bessières, au nord de Toulouse
Devant l'agence du Crédit Agricole de Bessières, au nord de Toulouse © Maxppp - Thierry Bordas

Bessières, France

Depuis le box de la salle d'audience, Pascal Teso explique d'abord le "pourquoi". Ce qui l'a poussé à agir, c'est parce qu'en 2013 cette banque, sa banque, lui refuse un prêt pour qu'il monte son entreprise. "C'est là que j'ai eu cette idée folle" explique l'homme de 48 ans, rasé de près, chemise impeccablement repassé.

"C'est là que j'ai eu cette idée folle" - Pascal Teso, devant le tribunal

Mais pas si folle, car Teso connait Bessières comme sa poche. Les égouts, il y jouait quand il était petit : "on appelait ça les souterrains" dit-il. Alors il y entre, par le bassin de rétention du château d'eau, un peu à l'extérieur du village. La grille n'est pas vissée, et il remonte ainsi jusqu'à la bouche d'égout devant la banque, de l'autre côté de la rue. C'est à partir de ce conduit que partira en perpendiculaire le fameux tunnel. L'homme se sert d'une boussole pour viser la salle des coffres.

Le chantier va durer des mois, plusieurs nuits par semaine. Rendez-vous à minuit "avec 4/5 personnes pour que ça avance" explique Teso. Précis jusqu'au bout, il va même profiter du délestage quotidien du château d'eau, qui va évacuer la terre du tunnel. Et puis parfois le soir il glisse deux Lexomil dans le verre de sa compagne, pour qu'elle ne remarque pas son absence pendant la nuit...