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Faits divers - Justice

Catastrophe de Brétigny en 2013 : un procès pour "homicides et blessures involontaires" requis contre la SNCF

Six ans après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne) qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, le parquet d'Evry a requis vendredi un procès pour homicides et blessures involontaires à l'encontre de la SNCF et d'un cheminot après la déraillement du train Paris - Limoges.

Le déraillement d'un train à Brétigny-sur-Orge (Essonne) a fait sept morts et des dizaines de blessés, le 12 juillet 2013
Le déraillement d'un train à Brétigny-sur-Orge (Essonne) a fait sept morts et des dizaines de blessés, le 12 juillet 2013 © Maxppp - ETIENNE LAURENT

Brétigny-sur-Orge, France

Le parquet d'Evry a requis un procès pour homicides et blessures involontaires à l'encontre de la SNCF et d'un cheminot, six ans après le déraillement d'un train en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne). La catastrophe, survenue le 12 juillet 2013, avait fait sept morts et des dizaines de blessés. Le cheminot visé par la procédure était, à l'époque, à la tête d'une brigade chargée de l'inspection des voies, et il est le dernier à avoir vérifié leur état, huit jours avant le déraillement. Les magistrats estiment qu'il n'aurait pas correctement effectué sa tâche.

Le communiqué du parquet précise que l'enquête a exclu "toute faute du conducteur ou un quelconque acte de malveillance". Selon les magistrats, le train a déraillé à cause "de défauts de maintenance", d'un "système de surveillance insuffisant", et de "manquements dans l'organisation des ressources humaines".

"Toute faute du conducteur" exclue

Pendant les cinq années de l'enquête, toutes les expertises ordonnées par la justice ont conclu que l'accident de l'Intercités Paris-Limoges a été provoqué par un morceau de voie mal entretenu qui s'est désagrégé au fil du temps. La SNCF estime de son côté que l'assemblage incriminé - une éclisse, sorte de grosse agrafe qui maintient deux rails consécutifs - a cédé brutalement à cause d'un défaut de l'acier, et donc que l'accident était imprévisible, une hypothèse qui la dédouanerait.

Les juges d'instruction avaient annoncé la fin de leurs investigations début 2019, après cinq ans d'enquête. Sollicité par l'AFP, l'avocat de la SNCF, Emmanuel Marsigny, a indiqué "ne pas être en mesure de communiquer" sur un document dont il n'avait "pas eu connaissance".

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