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Catastrophe de Brétigny : "Toutes les responsabilités ne seront pas sanctionnées" se désolent les victimes

Après l'annonce du Parquet d'Evry qu'il y aura bien un procès pour la catastrophe ferroviaire de Brétigny, l'Orléanais Thierry Gomès, président de l'association de victimes, se dit "soulagé mais déçu" : seuls la SNCF et un cheminot seront jugés, malgré "une chaîne de responsabilités", assure-t-il.

Thierry Gomès préside l'association EDVCB (Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny)
Thierry Gomès préside l'association EDVCB (Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny) © Radio France - François Guéroult

Un soulagement et une déception à la fois : c'est le sentiment de Thierry Gomès, après l'annonce du Parquet d'Evry vendredi soir, indiquant qu'il y aurait bien un procès l'an prochain pour la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. L'Orléanais a perdu ses deux parents dans l'accident, et il préside l'association de victimes EDVCB (Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny). Le déraillement du train Paris-Limoges, survenu le 12 juillet 2013, avait fait sept morts et des dizaines de blessés.

Le procès sera une étape importante dans la résilience des victimes

"Bien sûr, il y a un soulagement, explique-t-il. Les victimes attendaient d'avoir une date, même si elle est encore approximative, pour la tenue d'un procès. On nous dit désormais que ce sera "courant 2021". Un procès, rappelons-le, est une étape importante dans la résilience des victimes."

Mais ce sentiment est terni par le fait qu'il n'y aura dans ce procès que deux prévenus, poursuivis pour "homicides et blessures involontaires" : la SNCF, en tant que personne morale, et un seul cheminot qui était à la tête d'une brigade chargée de l'inspection des voies au moment du déraillement. Toutes les expertises ordonnées par la justice ont conclu que le train avait déraillé à cause d'un morceau de voie mal entretenu, qui s'était désagrégé au fil du temps.

Il y aurait dû avoir d'autres mises en examen

"Ces experts, qui ont fait un travail considérable et extrêmement précis, ont mis en évidence des manquements qui ont impliqué toutes les strates de la hiérarchie, en partant du cheminot sur le site jusqu'à ses dirigeants, analyse Thierry Gomès. C'est bien une chaîne de responsabilités qui a été démontrée. Donc oui, il y a une déception : d'autres personnes ont failli dans leur mission, dont deux qui avaient d'ailleurs été placées sous le statut de témoin assisté. L'instruction aurait pu et aurait dû aller plus loin dans les mises en examen. La crainte, c'est qu'au final, toutes les responsabilités ne soient pas sanctionnées." Thierry Gomès regrette également qu'il n'ait été reçu qu'une seule fois par les magistrats au cours de l'instruction, c'était en mai 2016.

Thierry Gomès répond par ailleurs à Sud-Rail qui estime au contraire que le cheminot mis en cause n'est qu'un bouc-émissaire et que "ce sont les deux présidents de l'époque, SNCF Réseau et SNCF, dont Guillaume Pépy, qui auraient dû être renvoyés devant le tribunal correctionnel". "C'est trop facile de dire que c'est la faute de la direction, réagit Thierry Gomès. L'entreprise a sa responsabilité, bien sûr, dans l'organisation et dans les moyens de maintenance qu'elle n'a pas mis sur le site de Brétigny et ailleurs : ça, on peut le leur reprocher et ils devront répondre. Mais il y a aussi les employés eux-mêmes, qui ont la vie des usagers dans leurs mains, quand ils font des maintenances sur les voies."

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