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Faits divers – Justice

Catz : le client armé du restaurant condamné à huit mois de prison ferme

lundi 4 février 2019 à 19:47 Par Adrien Bossard, France Bleu Cotentin

Un homme de 50 ans a été condamné par le tribunal de Coutances, lundi 4 février, à 18 mois de prison dont huit mois ferme, pour être entré armé dans un restaurant de Catz, le 1er février dernier.

Le palais de justice de Coutances.
Le palais de justice de Coutances. © Radio France - Lucie Thuillet

Catz, France

Le tribunal correctionnel de Coutances a condamné, lundi 4 février, un homme de 50 ans à 18 mois de prison dont huit mois ferme. Le quinquagénaire était jugé pour être entré avec un fusil de chasse dans un restaurant de Catz, le long de la Nationale 13, près de Carentan, le 1er février. 

Expulsé par le patron pour son état d'ébriété, il était rentré chez lui en voiture avant de revenir avec l'arme. Des gendarmes, qui dînaient entre amis et en famille dans l'établissement, l'avaient finalement maîtrisé. Face aux officiers présents à l'audience, le prévenu a été incapable d'expliquer son geste.

"Attention, il est armé, planquez-vous !"

Il assure qu'il se souvient de "rien", explique simplement avoir bu, ce soir-là, lors d'un dîner avec sa femme. Un whisky et une bouteille de vin qui ne font pas bon ménage avec les médicaments qu'il prend chaque jour depuis son infarctus l'an dernier. Qu'il ait pu reconnaître des gendarmes en civil, à la table d'à côté ? "Oui, pourquoi pas", marmonne-t-il. Qu'il soit allé les embêter ? "Possible." Qu'il ait été viré de l'établissement ? "Oui, c'est ce que dit ma femme", souffle le prévenu, perdu dans ses pensées. 

Sa femme, d'ailleurs, excédée par son comportement, repart seule à pied. Lui prend le volant, rentre à la maison, s'empare du fusil, des cartouches et revient au restaurant. S'ensuit un mouvement de panique. "Attention, il est armé, planquez-vous !" Certains se réfugient derrière le comptoir, d'autres sous les tables. Les gendarmes décrivent un "homme déterminé". L'arme bien en main, il cherche quelqu'un du regard. Un adjudant présent à l'audience témoigne : "Il avait le regard noir, il était calme, comme conscient de la situation. Dés que je m'approche trop, il pointe le fusil sur moi. On est habitué à ce genre de situation, mais pas en présence de femmes et enfants", dit-il dans un sanglot. 

Trois condamnations pour ivresse au volant

Ce soir-là, à qui en voulait le quinquagénaire, finalement maîtrisé par quelques gendarmes ? Aux officiers ? "Non je n'ai pas ressentiment envers eux", dit-il à son procès, même s'il est bien connu dans le milieu, déjà arrêté trois fois pour état d'ivresse au volant.  Alors au patron du restaurant ? "Je ne sais pas, je ne suis bien dans ma tête en ce moment. J'ai perdu 2 beaux frères et ma mère est très malade". "Mais quel est le rapport avec ce qui s'est passé ?", lui rétorque le président du tribunal. "On ne sait pas", coupe son avocat, qui lui aussi semble chercher des explications.

Dans ce dossier, 30 personnes se sont constituées parties civiles. L'agresseur a obligation de les indemniser et a interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.