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Dossier : Attentat au couteau à Nice

Attentat au couteau à Nice : ce que l'on sait de l'attaque qui a fait trois morts

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu, France Bleu Azur

Trois personnes ont été tuées jeudi à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de Nice, lors d'une attaque au couteau. L'auteur des faits, grièvement blessé, a été interpellé. Le parquet antiterroriste est saisi et le plan Vigipirate porté au niveau "urgence attentat" partout en France.

Trois personnes ont été tuées le 29 octobre 2020 à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de Nice, lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé.
Trois personnes ont été tuées le 29 octobre 2020 à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de Nice, lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé. © Maxppp - Serge Haouzi / Xinhua News Agency/Newscom

Un attaque au couteau a fait trois morts jeudi matin à la basilique Notre-Dame de Nice. Grièvement blessé par les forces de l'ordre, l'assaillant a été interpellé et son pronostic vital est engagé. Deux hommes soupçonnés d'avoir été en contact avec l'assaillant ont été placés en garde à vue. Le parquet antiterroriste a ouvert immédiatement une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard est revenu rapidement sur les faits ce jeudi soir.  

Voici ce que l'on sait de cette attaque, qui survient deux semaines après la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un collège de Conflans-Saint-Honorine (Yvelines), assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet aux élèves d'une de ses classes.

Que s'est-il passé ?

L'attaque a duré moins d'une demi-heure. Avant cela, peu avant 7 heures du matin, le tueur est entré dans la gare de Nice où il s'est changé avant d'en ressortir à 8h13. 

À 8h29, il est entré dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption. C'est à ce moment-là qu'il a attaqué à l'arme blanche des paroissiens qui se trouvaient à l'intérieur de la basilique, en plein cœur de Nice. Trois personnes ont été tuées, deux femmes et un homme. 

Vers 9 heures, la police municipale, alertée par un témoin, intervient et se retrouve face au tueur dans le couloir de cette entrée latérale de l'église. "Cet homme s'était avancé vers eux de manière menaçante en criant 'Allah Akbar', les contraignant alors à faire usage d'abord d'un pistolet à impulsions électriques puis en faisant feu à plusieurs reprises avec leur arme de service." Blessé par balle, il a été transporté à l'hôpital Pasteur de la ville. 

"L'arme du crime" a été retrouvée à proximité de l'auteur des faits : "Un couteau qui présentait une lame de 17 centimètres" et "un sac contenant des effets personnels et à coté deux couteaux non utilisés."

Qui sont les victimes ?

Découverte près du bénitier, une femme de 60 ans a été attaquée sauvagement à la gorge, quasiment décapitée. 

Le sacristain, de 55 ans et père de deux enfants, a également été tué, égorgé. 

La troisième victime, une femme de 44 ans, est "une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants et résidant en France" selon le ministère brésilien des Affaires étrangères. Elle est décédée dans un restaurant voisin, où elle s'était réfugiée, des suites de ses blessures. 

Qui est l'agresseur ?

L'auteur présumé de l'attaque est un Tunisien de 21 ans, identifié par un document de la Croix rouge italienne. Selon les premières investigations, il est arrivé en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, avant de débarquer sur le continent à Bari le 9 octobre, a expliqué le procureur antiterroriste.

Cet homme avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d'être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre. Il serait arrivé en France mercredi soir, la veille de l'attentat, rapporte l'AFP. Il n'a pas fait de demande d'asile en France, selon cette même source. Il est par ailleurs "inconnu au fichier national des empreintes digitales" et "inconnu des services de renseignements", selon Jean-François Ricard. La justice tunisienne qui a également ouvert une enquête a indiqué qu'il avait des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue.

Il a crié "Allah Akbar" avant d'être blessé lors de son interpellation. L'auteur des faits est très sérieusement blessé et son "pronostic vital reste engagé".

Où en est l'enquête ?

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Le procureur antiterroriste parle d'une enquête particulièrement "complexe" : "Je rappelle que les faits se sont produits il y a quelques heures à peine. Il est évident que de nombreuses investigations sont encore en cours afin de déterminer le déroulement du périple meurtrier ainsi que tous les éléments en lien avec ce dernier", a-t-il précisé.

Le président de la République Emmanuel Macron, qui s'est rendu sur place, a dénoncé "une attaque terroriste islamiste". Jeudi soir, un homme de 47 ans, soupçonné d'avoir été en contact la veille des faits avec l'assaillant a été placé en garde à vue jeudi soir, rapporte un source judiciaire à l'AFP. Selon nos confrères de franceinfo, un autre homme, un Niçois âgé lui de 35 ans, a été également placé en garde à vue vendredi, pour les mêmes motifs. Quatre autres personnes ont également été interpellées, durant le week-end, dans cette affaire. 

Mais dimanche soir, trois de ces gardes à vue ont été levées, a appris franceinfo de source judiciaire. Il s'agit des trois individus âgés de 47, 35 et 33 ans, interpellés les premiers. 

Dans le cadre de cette enquête ouverte pour terrorisme, la garde à vue peut durer jusqu'à quatre jours.

Le plan vigipirate porté au niveau "urgence attentat"

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé en fin de matinée devant l'Assemblée nationale le relèvement du plan vigipirate au niveau "urgence attentat". Il s'agit du niveau d'alerte le plus élevé.

Ce niveau est mis en place pour une durée limitée : le temps de la gestion de crise. Il permet notamment d’assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens, mais aussi de diffuser des informations susceptibles de protéger les citoyens dans une situation de crise.

Le chef de l'Etat a annoncé la "mobilisation dans le cadre de l'opération Sentinelle de 3.000 à 7.000 militaires sur notre sol (...) dans les prochaines heures" pour protéger les lieux de cultes et les écoles. Un conseil de défense doit avoir lieu ce vendredi matin.

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