Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Ce que l'on sait du premier Français décédé du Coronavirus Covid-19

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Picardie, France Bleu Nord, France Bleu

Un Français âgé de 60 ans est décédé à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, dans la nuit de mardi à mercredi, contaminé par le Coronavirus. Un cas qui soulève des questions puisque l'homme, enseignant en Picardie, n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

Il s'agit du premier Français décédé du Coronavirus Covid-19.
Il s'agit du premier Français décédé du Coronavirus Covid-19. © Maxppp - Guillaume Georges

Le Coronavirus Covid-19 a fait sa première victime française. Un homme de 60 ans est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Un homme de 80 ans avait déjà succombé au virus en France, le 15 février, mais il s'agissait d'un touriste Chinois. 

Il était enseignant en Picardie

Le Français décédé était habitant de l'Oise, enseignant à Crépy-en-Valois, au collège Jean de la Fontaine. En arrêt maladie depuis le 12 février, il n'avait pas fréquenté son établissement scolaire depuis. Les parents, élèves, enseignants et autres personnels de l'établissement où il travaillait ont été avisés, a indiqué le rectorat. 

"L'école ouvrira normalement ses portes dès la rentrée le 2 mars, sans aucune restriction", indique le préfet de l'Oise. "Toutes les personnes qui pourraient développer des symptômes grippaux doivent consulter ou appeler le SAMU au 15", précise-t-il. 

En raison du délai d'incubation et d'apparition de la maladie, qui est "de 14 jours au maximum", "seuls les parents, adultes et enfants, collègues ou parents d'élèves ayant été en contact avec cette personne et dont les symptômes (fièvre, toux, difficultés respiratoires) ont débuté entre le 12 février et le 25 février inclus sont invités à se manifester auprès du 15", avait auparavant indiqué Etienne Champion, directeur général de l'agence régionale de santé des Hauts-de-France. "Nous avons dépassé la période d'incubation, a insisté Etienne Champion. Les personnes qui développeront des symptômes postérieurement à aujourd'hui ne seront pas concernées par le coronavirus."

Par ailleurs, "aucune consigne de confinement" n'est "nécessaire à Vaumoise", a souligné la mairie de la commune dans un communiqué. Vaumoise est la commune de l'Oise où était domicilié l'enseignant mort.

Il ne revenait pas d'une zone à risque

L'enseignant n'a pas séjourné dans une zone "à risque", a aussi indiqué le directeur général de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France. "C'est pourquoi, dans un premier temps, [il n'a] pas été identifié comme cas possible de coronavirus. Les investigations sont encore en cours à cette heure pour déterminer la source" de la contamination. Un autre cas de contamination au Coronavirus a été détecté en Picardie, sans que l'on sache pour l'instant si ces deux cas sont liés. Il s'agit d'un homme de 55 ans hospitalisé à Amiens dans un état grave. 

La victime décédée avait d'abord été hospitalisée à Creil, tandis que le patient d'Amiens, "un civil travaillant sur la base militaire de Creil", avait été hospitalisé à Compiègne.

L'enseignant, qui avait consulté son médecin traitant le 10 février selon la mairie de Vaumoise, a d'abord été hospitalisé à Creil, avant d'être transféré le 25 février à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. "La dégradation préoccupante de l'état de santé de la victime a conduit à procéder à un test de coronavirus et au transfert du patient", a précisé M. Champion.

Le plan blanc déclenché à l'hôpital de Creil

En raison de cette hospitalisation, le plan blanc a été déclenché à l'hôpital de Creil. Le plan blanc, dans le cadre du dispositif Orsan (organisation du système de santé en situation sanitaire exceptionnelle) a été déclenché à la demande de l'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France. Il permet la mise en place d'une cellule de crise, la mobilisation du personnel, voire le rappel de ceux qui ne travaillent pas, et la mise en place de lits supplémentaires si besoin. Il permet aussi de répertorier tous les personnels qui ont été en contact avec le patient, afin de déterminer s'il y a lieu de les placer à l'isolement, et d'effectuer des dépistages.

Dans un courrier envoyé aux personnels de l'hôpital de Creil, le directeur annonce : "Nous avons répertorié tous les personnels qui ont été en contact avec ce patient et avons transmis la liste à l’ARS. Celle-ci doit les contacter pour évaluer le risque pour chaque agent et déterminer ce qu’il y a lieu de faire : isolement, dépistage…"

"La situation est sérieuse et suivie au plus près, tant en interne qu’avec l’ARS et le CHU d’Amiens", assure le directeur. Les consignes d'hygiène vont être répétées par "l'équipe opérationnelle d'hygiène". Il compte "sur le professionnalisme de chacun pour gérer au mieux et avec sang-froid cette crise" mais veut aussi rassurer : "Vis-à-vis des familles et visiteurs, je vous demande, en cas de question, de préciser que le patient a été pris en charge en réanimation et n’a pas été transféré dans un autre service de l’hôpital." Il demande pour autant de ne pas donner de masque en dehors des "conditions habituelles (syndrome grippal...)".

Un numéro pour les Hauts-de-France

Une cellule d'information au public et un numéro de téléphone spécifique ont été mis en place mercredi pour les cinq départements des Hauts-de-France (Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme) dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. Cette cellule est joignable tous les jours, de 8h30 à 17h30, au 03 20 30 58 00. En dehors de ces horaires, il faut appeler le numéro national, le 0 800 130 000.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu