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Cédric Bernasconi, schizophrène, mais conscient de ses actes lors du meurtre de Mélodie Massé, pour les experts

Au troisième jour du procès de Cédric Bernasconi, accusé du meurtre de l'étudiante Mélodie Massé en 2017 à Ustaritz, les experts dépeignent un homme schizophrène. Ils évoquent une altération du discernement, mais pas d'abolition.

Pour les experts, Cédric Bernasconi est certes schizophrène, mais était conscient des ses actes lors du meurtre de Mélodie Massé. Ici, l'accusé au premier jour de son procès
Pour les experts, Cédric Bernasconi est certes schizophrène, mais était conscient des ses actes lors du meurtre de Mélodie Massé. Ici, l'accusé au premier jour de son procès © Radio France - Paul Nicolaï

Ils ont conclu à une simple "altération du discernement", et non pas à son abolition lors du passage à l'acte. Ce mercredi, devant la cour d'Assises de Pau, pour le troisième jour du procès du meurtrier présumé de Mélodie Massé en 2017, deux experts ont été appelés à déposer leurs conclusions. 

Pour ce psychiatre et ce psychologue, Cédric Bernasconi, accusé d'avoir tué et violé la jeune étudiante de 23 ans, enceinte de huit mois, est certes schizophrène, mais était conscient de son acte, ce soir de septembre 2017, à Ustaritz.  En début d'après-midi, le docteur Roland Coutanceau, expert judiciaire et ponte de la psychiatrie légale est venue livrer le résultat de son expertise. C'est lui qui avait examiné l'accusé, après son arrestation, pour en dresser le profil psychiatrique. 

L'accusé ne délirait pas lors du passage à l'acte, pour cet expert

Lors de l'instruction, donc, il a conclu à une altération, mais pas à une abolition du discernement, ce qui aurait rendu impossible la tenue du procès. Il explique aux jurés, que ce marginal de 40 ans souffrait certes de schizophrénie, mais qu'il n'était pas en plein délire, lorsqu'il a violé et tué l'étudiante infirmière. Sa responsabilité est donc engagée, même atténuée. "Le sujet explique très bien qu'il était là pour voler", détaille le psychiatre. "Il n'était pas au moment des faits en situation délirante. Il évoque ensuite une tentation et restitue de manière assez lisible comment il a agressé."

Durant sa jeunesse, Cédric Bernasconi a été plusieurs fois interné en raison de sa pathologie, diagnostiquée lorsqu'il avait une vingtaine d'années, mais sa maladie ne s'accompagne pas de troubles de la personnalité, poursuit Roland Coutanceau, qui évoque un accusé à l' "intelligence normale", au "vocabulaire relativement fourni", et à la "personnalité psychopathique".  

Sa "conscience était claire" analyse un psychologue

Un peu plus tard, un autre expert, le psychologue toulousain Alain Penin, a lui aussi été appelé à la barre. A la sortie de l'audience, il revient sur les propos de Cédric Bernasconi. "Il parle des événements et des faits qu'il a commis avec lucidité et un discours qui montre que sa conscience était claire", explique-t-il au micro de France Bleu Pays Basque. "Cela signifie que ces actes ne sont pas induits par des troubles mentaux, mais qu'il s'agit bien là d'une manifestation de son désir, de sa pulsion, favorisée par des facteurs de personnalité."

L'expert psychologue toulousain Alain Penin.

Des témoignages qui renforcent l'accusation, semblent affaiblir la défense, et soulagent un peu la famille de Mélodie Massé, qui attend une sanction à la hauteur du crime. L'avocat des parties civiles met en doute le caractère spontané, opportuniste, du meurtre et du viol, et laisse entendre que l'accusé a pu faire un repérage ; il s'agirait dans ce cas d'un meurtre avec préméditation, donc d'un assassinat. Ce que nie Cédric Bernasconi. Le verdict sera connu vendredi soir, il risque la prison a perpétuité. 

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