Faits divers – Justice

CEIT à Loudun : 131 emplois supprimés

Par William Giraud, France Bleu Poitou samedi 26 juillet 2014 à 10:37

Une page se tourne dans l'usine loudunaise créée en 1996.
Une page se tourne dans l'usine loudunaise créée en 1996. © Radio France/Thibault Delachaux

La cession de l'équipementier ferroviaire est validée par la justice. Les effectifs de l'usine de Loudun seront divisés par trois.

C'est une demi-surprise. Mais la nouvelle est difficile à avaler pour certains. Le tribunal de commerce de Poitiers a validé l'offre déposée par l'unique candidat, le groupe Barat (basé à Saint-Aignan dans le Loir-et-Cher), pour la reprise de CEIT, ex-numéro un français de l'aménagement intérieur de trams et de trains, en redressement depuis avril dernier.

Le repreneur prévoit de ne garder que 83 des 214 salariés. Une cinquantaine d'entre eux continuera de travailler à Loudun, une trentaine dans l'autre usine de l'entreprise à Rorthais dans les Deux-Sèvres.

Fin des activités d'habillage

C'est une page qui se tourne pour CEIT. L'usine de Loudun ne servira plus à l'assemblage et à l'aménagement de composants pour l'habillage intérieur de rames. Le site devrait devenir simple fournisseur de tôles et de polyester pour le groupe Barat qui prendra possession des murs à compter du 31 juillet prochain.

La faute d'Alstom pour la CGT

En redressement depuis avril dernier, CEIT est victime d'une trésorerie défaillante malgré un carnet de commandes plutôt rempli et, selon la CGT, de la politique de délocalisation d'Alstom, principal donneur d'ordre, qui n'hésite plus, d'après Isabelle Prévost, déléguée syndicale maison, à "faire équiper ses trains à l'étranger, en Chine ou en Pologne ".

Isabelle Prévost, déléguée CGT

La syndicaliste parle d'un "gâchis humain et industriel " dû en grande partie "à Alstom dont l'Etat français est actionnaire majoritaire à hauteur de 20% ". Les politiques sollicités, d'Arnaud Montebourg à Ségolène Royal en passant par Jean-François Macaire et Jean-Pierre Raffarin, "nous ont écoutés mais ils n'ont rien fait de plus " regrette Isabelle Prévost.

Début des discussions du plan social

Pour les 131 employés qui restent sur le carreau, c'est un nouveau combat qui commence. Celui du plan social et des indemnités de licenciement. Un premier rendez-vous est prévu mardi avec l'administrateur judiciaire sur ce sujet.