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Chambéry : début du procès des braquages des deux bijouteries de Drumettaz-Clarafond

Par Bleuette Dupin, France Bleu Pays de Savoie jeudi 29 septembre 2016 à 5:30

Les braqueurs avaient emporté environ 100 000 euros de bijoux
Les braqueurs avaient emporté environ 100 000 euros de bijoux © Maxppp - Maxppp

A partir de ce jeudi matin la cour d'assises de la Savoie juge quatre hommes pour les deux braquages à main armée en janvier 2013 du magasin de bijoux du Leclerc de Drumettaz-Clarafond et de la bijouterie de la galerie commerciale, quatre Isérois qui nient toute implication.

C'est le procès d'un double braquage spectaculaire qui débute ce jeudi matin devant la cour d'assises de la Savoie : celui de quatre hommes, quatre Isérois âgés entre 27 et 31 ans, accusés d'avoir commis les deux braquages à main armé des bijouteries du centre commercial Leclerc à Drumettaz-Clarafond le 10 janvier 2013.
Ce soir-là, peu avant la fermeture, quatre hommes cagoulés et armés de pistolets mitrailleurs débarquent dans la galerie, menacent les employés du manège à bijoux du Leclerc et ceux de la bijouterie voisine, font exploser les vitrines et s'emparent des bijoux. Le montant du vol est estimé à environ 100 000 euros.

Incendie sous le tunnel de l'Epine pour couvrir leur fuite

Dans leur fuite sur l'autoroute A43 en direction de Lyon, ils s'arrêtent sous le tunnel de l'Epine, braquent un automobiliste pour lui voler sa voiture et mettent le feu au véhicule utilisé pour les braquages. Heureusement la circulation n'est pas très intense ce soir-là, on compte une quarantaine d'automobilistes, mais pour le parquet on est passé à côté d'une catastrophe avec cet incendie sous le tunnel qui restera fermé durant près de trois heures. Le deuxième véhicule volé sera retrouvé à Romagnieu dans le nord de l'Isère.

Les quatre accusés nient toute participation aux braquages

Huit mois plus tard, en septembre 2013, une centaine de gendarmes appuyés par le GIGN se positionnent à 6h du matin dans Grenoble pour une vague d'interpellations en lien avec ces braquages. Sept personnes sont interpellées. Les quatre accusés nient toute implication dans ces braquages mais l'un d'entre eux a parlé en garde à vue avant de se rétracter. Les enquêteurs de la gendarmerie ont retrouvé dans la galerie commerciale un marteau et un masque, type Anonymous, avec des traces ADN.
Le butin de ces deux braquages aurait servi pour fournir des liquidités dans un trafic de stupéfiants.
Le procès doit durer cinq jours.

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