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Chambéry : relaxe pour l'ancien compagnon de Mélissa qui s'était suicidée, le parquet fait appel

L'ancien compagnon de Mélissa Perrot a été relaxé ce vendredi par le tribunal correctionnnel de Chambéry. Les juges estiment qu'il n'y a pas de lien certain entre le harcèlement subi par la jeune femme et son suicide en 2016. Le parquet a fait appel.

La famille de Mélissa Perrot autour de son avocate Me Catherine Rey
La famille de Mélissa Perrot autour de son avocate Me Catherine Rey © Radio France - Nicolas Peronnet

L'ancien compagnon de Mélissa Perrot a été relaxé ce vendredi par le tribunal correctionnnel de Chambéry. Au début du mois de juin, cet homme de 30 ans était jugé pour harcèlement moral sur conjoint. En 2016, sa compagne Mélissa Perrot âgée de 23 ans s’est suicidée en sautant du deuxième étage d’un immeuble.

Pas de lien entre le harcèlement et le suicide

Le tribunal a mis en avant "l'absence de caractérisation d'un lien de causalité certain entre les propos et les comportements du mis en cause, et la dégradation des conditions de vie altérant la santé" de sa petite amie. Un jugement "incompréhensible" pour Corinne, la maman de Mélissa, persuadée que si sa fille s'est jetée du deuxième d'un immeuble de Chambéry il y a quatre ans, c'est en raison de l'emprise psychologique et des dénigrements répétés dont elle faisait l'objet. "Très en colère", elle promet de "continuer de se battre pour toutes les femmes victimes de harcèlement". 

ECOUTEZ Corinne, la maman de Mélissa

De son côté, l'avocat du prévenu Max Joly salue "la décision du tribunal qui n'a pas cédé aux pressions dans ce dossier".

ECOUTEZ l'avocat du prévenu, maître Max Joly

Un procès symbolique 

L'affaire Mélissa Perrot, dont l'audience le 5 juin dernier a eu lieu quelques jours avant l'adoption par le Sénat d'une proposition de loi relatif aux violences conjugales, faisant suite au Grenelle, était présentée comme un procès symbole des violences conjugales. Ce texte consacre un article au harcèlement moral au sein du couple. Il s'agit pour le législateur de reconnaître à l'avenir une nouvelle infraction de "suicide forcé".

Pour l'association "Femme et libre", partie civile, il s'agissait même d'un procès historique car "c'était la première fois qu'un lien de causalité entre le suicide d'une victime et le harcèlement moral était aussi démontré par l'instruction". Sa présidente Yael Mellul ne cache pas sa déception et demande au parquet de Chambéry de faire appel, "je ne vois pas comment le parquet pourrait faire autrement, ce jugement va à l'encontre de la totalité du dossier". 

ECOUTEZ Yael Mellul, présidente de l'association "Femme et Libre"

Le parquet de Chambéry a fait appel de la relaxe vendredi soir. Employée dans une crèche dans la station de ski savoyarde de La Tannia, Mélissa Perrot a entretenu avec Johan W. une relation de cinq mois. 

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