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Chanteloup-les-Vignes : avant l'incendie, il y a eu "des signes avant-coureurs"

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Au lendemain de l’incendie du chapiteau des Contraires, à Chanteloup-les-Vignes, les habitants accusent le coup. Mais depuis quelques semaines, il sentaient déjà la tension monter dans la commune.

Le "chapiteau des consignes" avait été inauguré il y a à peine un an. 900 000 euros y avaient été investis.
Le "chapiteau des consignes" avait été inauguré il y a à peine un an. 900 000 euros y avaient été investis. © Radio France - Léa Guedj

Ce dimanche matin, les ruines du "chapiteau de contraires" sont encore fumantes. La plupart des habitants sont "choqués" par cette destruction intervenue la nuit dernière sur un bâtiment construit il y a à peine un an. Pour autant, la plupart témoignent de tensions croissantes dans la commune depuis quelques semaines.

Sous ce chapiteau, la Compagnie des Contraires menait "des actions de prévention" par le biais des arts du cirque. "C'est un lieu où il se passait des choses passionnantes, ce lieu était magique", se désole la maire, Catherine Arenou, qui s'est rendue sur place ce dimanche matin.

Le chapiteau a brûlé dans la nuit de samedi à dimanche. - Radio France
Le chapiteau a brûlé dans la nuit de samedi à dimanche. © Radio France - Léa Guedj

"C'est inexcusable, ils vont brûler toute la ville !", réagit une jeune étudiante. "En fin de compte, c'est les jeunes qui vont en pâtir", ajoute un autre habitant. "Mon fils de six ans voulait y faire du cirque, je lui avais dit d'attendre encore une année", soupire une mère de famille venue de Triel-sur-Seine.

Des "signes avant-coureurs"

La nuit de l'incendie, _"il y a eu d'autres essais_, comme au bureau d'information jeunesse ou au niveau de la crèche", relate la maire. Un riverain du chapiteau dit avoir aperçu "des jeunes cagoulés qui courraient, habillés de noir, l'un d'eux avait un bidon d'essence".

Dans la quartier, "c'est un peu chaud en ce moment", juge l'homme qui vit à Chanteloup-les-Vignes depuis 30 ans : des feux de poubelles, de véhicules, des altercations avec la police... 

"Quand on voit qu'il n'y a plus lumière dans le coin, c'est qu'il va sûrement se passer quelque-chose, c'est avant-coureur", observe-t-il. En effet, la maire a évoqué "des destructions régulières de l'éclairage public" quelques temps avant l'incendie.

L'expression d'un "ras-le-bol" ?

Selon les autorités, cet incendie est le fait de "délinquants gênés dans leurs trafics" et "dérangés par le travail de fond mené par la municipalité".

Mais certains habitants mettent en cause la politique de la Ville, qui ne permettrait pas, selon eux, de sortir du "désœuvrement" et de "trouver du travail". "Ça n'est pas d'un chapiteau mais de commerces et d'emplois dont ils ont besoin les jeunes", estime une quarantenaire. 

Un autre "ancien" du quartier abonde :  "La maire doit faire des choses pour les jeunes. Aujourd'hui, ils ont cramé le chapiteau, demain ils crameront peut-être la mairie si elle ne fait rien, et c'est nous qui en subiront les conséquences".

À ces critiques, la maire répond fermement et défend son bilan : "On rêve ! Parce qu'on détruit un bâtiment culturel, on va faire revenir l'emploi sur notre territoire ? (...) En un an, on a ouvert un centre d'apprentissage hôtellerie et restauration, une école de la deuxième chance. (...) Il y a un mois on a trouvé 80 stages de Troisième. Tout le monde se donne des moyens considérables".

La maire annonce déjà qu'elle compte bien reconstruire le chapiteau, pour lequel 900.000 euros auraient été investis lors de la construction.

Deux personnes, dont un mineur de 17 ans ont été interpellées, a indiqué ce dimanche le parquet de Versailles. Elles sont entendues dans le cadre d'une enquête pour "participation à un groupement formé en vue de la commission d’actes de violences ou de destructions et dégradations", "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" et "embuscade en réunion en vue de commettre des violences avec usage ou menace d’une arme". Elle a été confiée à la circonscription de sécurité publique de Conflans Sainte Honorine et à la Sûreté Départementale des Yvelines. Une autre enquête a été ouverte pour "destructions de biens par incendie", confiée à la Sûreté départementale des Yvelines

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