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Chantier de la fibre dans les Pyrénées-Atlantiques : perquisitions de la police aux frontières à Arcangues

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Par , France Bleu Pays Basque

L'enquête sur le chantier de la fibre optique dans les Pyrénées-Atlantiques est désormais, en cette mi-mai, gérée directement par le parquet de Paris. Les enquêteurs de la PAF ont procédé à des perquisitions et des auditions récemment.

Deux générations d'armoires techniques cohabitent à Iholdy : au premier plan pour le téléphone, à l'arrière plan pour la fibre optique
Deux générations d'armoires techniques cohabitent à Iholdy : au premier plan pour le téléphone, à l'arrière plan pour la fibre optique © Radio France - Jacques Pons

Le dossier judiciaire de la fibre optique prend désormais une ampleur nationale : c'est le parquet de Paris qui gère l'enquête qui a connu quelques avancées récemment. Une enquête ouverte à l'automne dernier, pour savoir si l'entreprise ERT qui procède à une bonne partie des chantiers de la fibre, n'a pas usé du travail clandestin pour abaisser ses coûts. L'entreprise emploierait des Brésiliens, qu'elle ferait passer pour des Portugais, pour pouvoir bénéficier du statut de travailleur détaché.

Perquisitions sur la ZA de Planuya

L'enquête viserait des faits de travail clandestin
L'enquête viserait des faits de travail clandestin © Radio France - Bixente Vrignon

Sur la zone artisanale de Planuya à Arcangues, le déploiement policier n'est pas passé inaperçu à la fin du mois de mars. D'abord une planque de plusieurs jours, puis le débarquement d'une quinzaine de camionnettes au petit matin, pour mener à bien une perquisition, "tout un manège" affirme un témoin. Selon les constats de plusieurs artisans sur la zone, la police aux frontières (PAF) a alors saisi des documents et du matériel informatique. La PAF traque une filière de travail clandestin et cherche à savoir si l'entreprise portugaise ERT ne produit pas de faux papiers. Elle ferait travailler des Brésiliens en les déclarant de nationalité portugaise.

En tant qu'européens, les Portugais peuvent bénéficier d'un statut de travailleur détaché partout dans l'Union Européenne, mais ça n'est pas le cas des Brésiliens, qui seraient alors en situation illégale. La PAF a déjà effectué un contrôle en ce sens, en octobre 2020 à Bidarray. L'agence départementale La Fibre 64 - qui n'est pas mise en cause dans ce dossier - a fourni plusieurs documents demandés par la PAF et a répondu aux enquêteurs. Le donneur d'ordre assure qu'au premier trimestre il n'y avait pas de retard sur le chantier du déploiement de la fibre.

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