Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Charente : condamné pour avoir détruit des espèces protégées

-
Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Un agriculteur charentais a été condamné à 3.000 euros d'amende pour "destruction d'espèces animales non domestiques protégées". Il avait pulvérisé des produits phyto-sanitaires qui ont contaminé son bassin d'irrigation.

Des têtards de grenouille rousse dans une mare
Des têtards de grenouille rousse dans une mare © Maxppp - Michel FAUTSCH / BELPRESS

Taponnat-Fleurignac, France

C'est pour éliminer des chardons et des trèfles que l'agriculteur de Taponnat-Fleurignac, près de La Rochefoucauld en Charente, a utilisé ces désherbants chimiques. Il n'avait pas lésiné sur la quantité : plus de 7 fois la dose habituelle, selon les analyses de l'Agence française pour la Biodiversité. Résultat : en avril 2017, la mortalité des espèces animales présentes dans ce bassin était, elle aussi, massive. Des tritons palmés ou marbrés, des larves de salamandres tachetées, de grenouilles agiles, de crapauds communs et de libellules en ont été victimes. 

Des dommages-intérêts pour les parties civiles

Lors du procès en correctionnelle, début mars 2019, le Parquet avait requis une peine d'emprisonnement de trois mois avec sursis, et une amende de 3.000 euros. Le tribunal n'a retenu que la sanction financière. L'agriculteur a également été condamné à un total de 5.400 euros de dommages-intérêts à verser aux trois associations qui s'étaient portées parties civiles (Charente-Nature, la fédération de pêche de la Charente, et France Nature Environnement). Il pourrait faire appel de cette condamnation.