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Faits divers – Justice

Charente : l'affaire Paquita relancée 20 ans après

Le procureur de la République d'Angoulême vient de rouvrir une information judiciaire, et de confier le dossier à un juge d'instruction. 20 ans après le meurtre de Paquita Parra, des collégiens ont retrouvé des effets personnels de la victime dans un bois.

La voiture carbonisée de Paquita Parra, en 1998, à Angoulême
La voiture carbonisée de Paquita Parra, en 1998, à Angoulême © Maxppp - Sud-Ouest

Angoulême, France

20 ans après, la justice charentaise n'a pas oublié Paquita Parra. 20 ans après la découverte du corps de la jeune femme, une nouvelle information judiciaire vient d'être ouverte à Angoulême. Le procureur le confie à France Bleu La Rochelle : il y a des "charges nouvelles".

L'affaire Paquita commence le 4 décembre 1998 : le corps calciné de la jeune femme est découvert dans sa voiture, dans le quartier des Eaux-Claires, à Angoulême. A l'époque, un suspect est incarcéré : le compagnon de Paquita. Il passe 10 mois en détention préventive, avant d'être finalement totalement blanchi. Un non lieu est prononcé en 2010, l'information judiciaire close.

Depuis, plus rien. Jusqu'à récemment.

Paquita Parra - Maxppp
Paquita Parra © Maxppp - DR

Il y a six mois, des collégiens découvrent des affaires de Paquita dans un bois

Il faut dire que, même si l'information judiciaire est refermée, l'affaire n'est pas oubliée dans un tiroir. En 2014, le procureur d'alors, Patrice Cambérou, demande à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers de reprendre un certain nombre d'éléments de l'enquête. 

Son successeur, Jean-David Cavaillé, reçoit ensuite la famille de Paquita Parra, à son arrivée en Charente en 2015. Et en 2016, il demande de nouvelles investigations : il faut notamment analyser des témoignages recueillis à la suite d'émissions de télé sur l'affaire, et d'autres témoignages spontanés. Le procureur demande aussi l'analyse complète de tous les témoignages recueillis dès le début de l'affaire, pour vérifier s'il y a des zones d'ombre. Conclusion du procureur, selon ses déclarations à France Bleu La Rochelle : "Les investigations que j'avais demandées en 2016 ont révélé des questionnements nouveaux à travailler".

S'ajoute alors un rebondissement important à la fin du premier trimestre 2018, il y a six mois environ : des élèves d'un collège du nord du département de la Charente découvrent, dans un bois, des effets personnels de Paquita.

Tout cela est alors suffisant pour que le procureur de la République d'Angoulême décide, le 18 juillet, de rouvrir une information judiciaire "sur charges nouvelles", et de saisir à nouveau un juge d'instruction.